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Temps de travail dans le 1er degré.
Article publié le mardi 10 janvier 2017.
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Une réunion s’est tenue au ministère le jeudi 15 décembre sur l’organisation des APC. Le SE-Unsa y a porté ses propositions pour les APC mais AUSSI sur l’ensemble des activités qui composent le temps de travail d’un enseignant des écoles.
 
 
  • Un temps d’enseignement trop lourd
Notre école impose à ses écoliers le nombre d’heures de classe par an le plus important des pays de l’OCDE (864h en France, contre 800 en moyenne OCDE). Quand notre semaine devant élèves est à 24h, on est en moyenne à 22h dans les autres pays de l’OCDE. Pour le SE-Unsa, le passage à 23h d’enseignement est une nécessité pour concilier l'intérêt des enseignants et celui des élèves.
 
  • Des 108h qui débordent, des APC à reconnaître
À l’intérieur des 108h, les APC sont  vécues comme une mission en plus, elles s’accompagnent de leur lot de tâches administratives (familles à informer, autorisation à demander, planning à communiquer). L’institution ne les a toujours pas investies pédagogiquement, laissant chacun chercher ce qui serait le plus profitable aux élèves durant ces temps privilégiés en groupe restreint...
Pour le SE-Unsa, il faut désormais que le ministère apporte des éléments de réflexion sur la mise en œuvre des APC, encourage les équipes à faire ce qu’elles jugent le plus utile à leurs élèves et se préoccupe d’une reconnaissance de ce temps.
Pour le reste des 108h, l’ensemble des concertations dans l’école, avec le collège ou avec les partenaires  est mal reconnu.
 
  •   Des temps en dehors des 27 h mais bien réels : journée de solidarité et journée de prérentrée
Même si l’administration a trop souvent tendance à les passer sous silence, pour le SE-Unsa, ces 2 journées pèsent aussi sur les semaines :

Journée de solidarité pour reconnaître l’engagement dans la vie de l’école
 
Elle devrait être utilisée au gré des besoins, même de façon fractionnée. Les enseignants doivent pouvoir y comptabiliser des activités effectuées, dans l’intérêt des élèves, en dehors de toute prise en charge de ces temps par nos ORS (marchés de Noël, kermesses, chorales, spectacles, activités sportives ou culturelles, sorties en dehors du temps scolaire, écoles ouvertes…). Les enseignants ne comptent pas leur temps au service de l’école. Pour le SE-Unsa, cette possibilité d’utiliser la journée de solidarité pour toutes ces activités permettrait de le reconnaître.  
          
Prérentrée : du temps utile aux équipes
 
Le calendrier scolaire a transformé, en 2015, l’ancienne 2e journée de prérentrée en "deux demi-journées [...]qui pourront être dégagées, durant l'année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques."
Cette transformation pénalise les équipes qui choisissaient d'effectuer deux journées de prérentrée avant la rentrée. Ce choix était majoritaire chez les collègues pour permettre de bien préparer la rentrée, d'organiser le travail en équipe et d'accueillir les élèves dans de bonnes conditions.
De fait, cette journée à disposition des autorités académiques est perçue comme une journée supplémentaire à effectuer. Pour le SE-Unsa, cette ancienne 2e journée  doit être rendue aux professionnels que sont les enseignants pour l’organisation de leur travail.
 
Pour le SE-Unsa, il faut s’interroger sur l’ensemble des activités qui composent aujourd’hui la semaine d’un enseignant du 1er degré et ouvrir des perspectives concrètes sur l’évolution du temps de travail.
 
 
 
 
ALC