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Pendant ce temps, dans l’enseignement Pro...
Article publié le dimanche 27 novembre 2016.
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Les choses bougent dans l'enseignement pro, que ce soit avec la création d'un nouveau bac pro des métiers du commerce et de la vente ou avec un questionnement sur l'existance du Diplôme Intermédiaire.

La Commission professionnelle consultative du 8 novembre a validĂ© la crĂ©ation du bac pro des mĂ©tiers du commerce et de la vente en remplacement des bacs pro commerce et vente. 
L’annĂ©e de seconde sera en tronc commun et en fin d’annĂ©e l’orientation en 1ère bac pro se fera sur deux options : « animation et gestion de l’unitĂ© commerciale Â» (commerce) et « prospection et valorisation de l’offre Â» (vente). Ce projet de diplĂ´me va ĂŞtre prĂ©sentĂ© en commission spĂ©cialisĂ©e des lycĂ©es puis au conseil supĂ©rieur de l’éducation.
Le premier recrutement en 2nde se fera pour la rentrée 2018.
L’épreuve d'étude de cas (E2) se passera en CCF.
Sur les PFMP, il sera possible de faire en 2nde, une période de formation en vente et/ou commerce.
Les deux options devraient être présentes pour chaque formation.
La rentrée 2017 verra se mettre en oeuvre des formations pour les enseignants.
L’avis du SE-Unsa :
Le bac pro vente a une offre beaucoup plus rĂ©duite que le bac pro commerce (85% commerce et 15% vente, rapport cĂ©req 2013). Pour le SE-Unsa proposer un tronc commun en seconde a du sens notamment au regard des compĂ©tences professionnelles transversales des deux bacs. Cela devrait contribuer Ă  dynamiser le cotĂ© « vente Â», diversifier l’offre de formation tout en retardant d’un an le choix de l’orientation.
Nous déplorons le passage de l’épreuve d’étude de cas en CCF alors que c’était la seule épreuve ponctuelle professionnelle.
La souplesse donnée pour la mise en œuvre des PFMP de 2nde est intéressante et la présence des deux options pour chaque formation importante.

Dans les académies, le SE-Unsa sera attentif à la mise œuvre effective de formations pour les enseignants et des options pour chaque formation ainsi qu’à la préservation des capacités d’accueil.

 

 

La généralisation du parcours en 3 ans vers le bac pro s’est traduite par une augmentation très importante du nombre de bacheliers.
Le diplôme intermédiaire (DI), institué lors de la réforme pour garantir un diplôme à ceux qui n’accèderaient pas au bac, est de moins en moins utile alors qu’il alourdit sensiblement la charge évaluative. Sans compter qu’il a de moins en moins de valeur d’usage auprès des employeurs. Face à cette réalité, le ministère engage une réflexion avec toutes les parties prenantes (représentants des enseignants et des corps d’encadrement, Inspection générale, représentants des branches professionnelles) sur l’avenir de ce DI, un BEP dans la très grande majorité des cas.
 
Plusieurs scĂ©narii sont Ă  l’étude :
  • maintien du DI mais modalitĂ©s allĂ©gĂ©es ;
  • suppression du DI et introduction d’épreuves anticipĂ©es du bac pro en première pour baliser le parcours vers le bac pro et rĂ©organiser les enseignements entre la première et la terminale. L’organisation du parcours bac pro serait la mĂŞme que celles des voies gĂ©nĂ©rales et technologiques.
Le ministère ne connait pas le nombre de jeunes qui sortent avec le seul DI. Néanmoins, au vu de son impact très faible pour l’insertion, la question de sa suppression est légitime. Interrogés l’an dernier par le SE-Unsa, vous avez soutenu sa suppression à une faible majorité. Le débat est ouvert.

 

 
 
 
 
ALC