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Consultation socle commun : une volonté de réalisme
Article publié le vendredi 23 janvier 2015.
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La consultation nationale sur le socle commun a mobilisé beaucoup de temps et d’énergie. Elle doit déboucher sur un texte amendé, plus réaliste et plus opérationnel.
En décembre, le ministère a rendu publi­que la synthèse de la consultation sur le socle commun. Cette synthèse rend compte avec finesse des réflexions des enseignants et autres personnels concer­nés. Elle oriente les travaux de réécriture du projet par le Conseil supérieur des programmes qui remettra la nouvelle version du socle à la mi-janvier. Début février, elle sera soumise à l’avis consultatif du Conseil supérieur de l’éducation et deviendra alors la réfé­rence pour l’élaboration définitive des nouveaux programmes des cycles 2, 3 et 4.

Quels sont les enseignements de cette consultation ?
• Les enseignants distinguent clairement ce qui est «souhaitable» et ce qui est «possible». Ils ne contestent pas l’intérêt des différents domaines et des différents objectifs de connaissances et de compétences. Ceux-ci décrivent bien le bagage idéal que tous souhaitent transmettre à leurs élèves. Mais une fois cet accord posé, les affaires se compliquent sérieusement. Parmi les 20 objectifs de connaissances et compétences listés dans le projet, 9 sont jugés irréalistes par plus d’un enseignant sur deux.
Plus globalement, les enseignants indiquent qu’ils manquent de repères pour apprécier ces contenus, dans la mesure où le niveau d’exigence n’est pas indiqué. Enfin, deux tiers des enseignants jugent que ce projet n’est pas assez explicite.
• «Les domaines de formation posés par le projet de socle commun et leurs libellés concourent à la perception d’un texte plus transversal que le socle actuel» indique la synthèse. Un point positif renforcé par l’introduction du domaine «Les méthodes et outils pour apprendre», très bien accueillie. Pour autant, les enseignants attendent d’y voir plus clair :
ils ont plus de mal à retrouver leur discipline dans le nouveau socle et ne jugent pas majoritairement utile d’abandonner la structure du socle actuel. Ils sont également peu convaincus par la notion de «culture commune» introduite dans le projet alors qu’elle ne figure pas dans la loi.
• Enfin, ce qui frappe, c’est l’expression particulièrement forte d’un besoin d’accompagnement sous la forme d’outils complémentaires, parmi lesquels les futurs programmes qui devront «coller» au socle et les outils pour l’évaluation des compétences.

Le travail du Conseil supérieur des programmes ne fait donc que commencer.

 

 
 
 
 
ALC