SECTION ACADÉMIQUE SE-Unsa de DIJON - 6 BIS RUE PIERRE CURIE - 21000 DIJON
Tél. 03 80 55 50 36 - ac-dijon@se-unsa.org

 
Carte scolaire 2023 : des choix Ă  rebours des dĂ©fis posĂ©s Ă  l’École
Article publié le mercredi 21 décembre 2022.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter
Comme prĂ©vu par le projet de loi de finances, l’Éducation nationale doit rendre 1 117 emplois dans le premier degrĂ© et 481 dans le second degrĂ©. C’est une rĂ©partition acadĂ©mique sĂ©vère qui vient d’être communiquĂ©e en comitĂ© technique ministĂ©riel.
Pour le SE-Unsa, le gouvernement fait des choix Ă  rebours des dĂ©fis fondamentaux posĂ©s Ă  notre École : rĂ©ussir la dĂ©mocratisation de l’école, accroitre le niveau gĂ©nĂ©ral de formation, les arbitrages budgĂ©taires et son corollaire, la rĂ©partition acadĂ©mique passent Ă  cĂ´tĂ© du sujet.
 
 
1 117 suppressions d’emploi dans le 1er degrĂ©
 
Le gouvernement fait le choix de supprimer 1 117 emplois dans le premier degrĂ© Ă  la rentrĂ©e. Il compte sur une augmentation des stagiaires issus de masters MEEF qui enseigneront Ă  temps plein pour compenser une partie de ces suppressions d’emplois.
Ainsi, par un nouveau tour de passe-passe, il prĂ©fère communiquer sur une suppression 667 moyens d’enseignement. Il s’appuie Ă©galement sur une prĂ©vision de baisse de 63 748 Ă©lèves.
Pour la rĂ©partition des emplois, il indique ses orientations : dĂ©doublement des classes de grande section en Ă©ducation prioritaire, crĂ©ation d’Ulis, et, en territoires ruraux, aucune fermeture d’école sans l’accord des maires. Pour la stratĂ©gie autisme 2 023, des moyens sont pour l’heure flĂ©chĂ©s en rĂ©serve.
 
Le SE-Unsa dĂ©nonce le choix de ces rĂ©cupĂ©rations d’emplois alors qu’il faudrait profiter de la baisse dĂ©mographique pour rĂ©pondre aux besoins des Ă©lèves et du service public d’éducation : besoins de postes de Rased, besoins de remplacement pour les absences ordinaires mais aussi la formation initiale et continue, besoin de poursuivre l’amĂ©lioration du rĂ©gime de dĂ©charge des directeurs d’école, besoin de soutenir une politique volontariste de structuration de l’offre Ă©ducative en milieu rural.
 
 
481 suppressions d’emplois dans le 2nd degré
 
Le gouvernement fait le choix de supprimer 481 emplois dans le second degrĂ© Ă  la rentrĂ©e prochaine pour une prĂ©vision d’une très faible diminution du nombre d’élèves attendus : - 840 Ă©lèves.
 
Pour le SE-Unsa, le second degrĂ© continue de payer un lourd tribut. Il a dĂ©jĂ  subi de très nombreuses suppressions d’emplois au cours des dernières annĂ©es en prĂ©vision de la baisse dĂ©mographique qui allait arriver.
Alors qu’aujourd’hui, cette baisse s’amorce très faiblement, le second degré continue de rendre des emplois par centaines. Ces choix sont à l’inverse des déclarations ministérielles qui pointent les besoins des élèves du collège, du lycée général et technologique et de la voie professionnelle. Malgré cette baisse de moyens, les académies devront tout de même mettre en œuvre 1h30 de mathématiques en plus dans le tronc commun pour les élèves de première qui n’auront pas choisi la spécialité mathématiques, créer des Ulis et poursuivre la mise en place des Parcours préparatoires au professorat des écoles (PPPE).
Sur ce dernier point, le SE-Unsa dénonce à nouveau le financement sur les moyens du second degré, d’un dispositif visant à résoudre les problèmes d’attractivité du premier degré.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Notre système Ă©ducatif vit de multiples crises : crise de sa capacitĂ© Ă  faire mieux rĂ©ussir chaque Ă©lève, en particulier les plus fragiles, crise de fonctionnement, crise de recrutement et crise de justice sociale notamment. Autant de crises pour l’École qui font Ă©cho aux crises subies par le pays telles que la crise dĂ©mocratique, la crise Ă©nergĂ©tique et encore la crise sanitaire du Covid qui n’est toujours pas achevĂ©e et enfin ou avant tout l’urgence climatique.

Pour le SE-Unsa, il faut protéger notre service public d’Éducation pour redonner confiance en l’avenir à notre pays et offrir des perspectives positives aux professionnels qui font l’École.

En supprimant 1 500 emplois, l’État continue d’ignorer les enjeux posĂ©s Ă  notre système Ă©ducatif et Ă  ses personnels.

 

 

 
 
 
 
 
ALC