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RĂ©forme du lycĂ©e : An II
Article publié le mardi 13 septembre 2011.
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Deuxième rentrée pour la nouvelle classe de seconde, première pour les nouvelles premières. Le lycée continue d’évoluer. Malheureusement, le gouvernement ne lui en donne pas les moyens

 

À cette rentrée, la réforme du lycée entre dans sa 2e année. Elle sera marquée par l’entrée en vigueur d’importantes nouveautés pour la classe de première dans les trois séries générales et les séries technologiques ST²L (laboratoire), STI qui devient STI2D (industrie et développement durable) et la nouvelle série STD2A (arts appliqués) désormais autonome.

Les choix budgétaires ont raison des ambitions pédagogiques.

 

Parmi les innovations importantes, la rĂ©forme devait donner plus d’autonomie aux Ă©tablissements dans la gestion de leurs moyens et dans leur organisation. Las, les choix budgĂ©taires ont eu raison des ambitions pĂ©dagogiques. Les rectorats ont dĂ» calculer les nombres de divisions en prĂ©voyant 35 Ă©lèves par classe, en imposant, au passage en première, des regroupements de sections. L’autonomie des Ă©tablissements s’en trouve dramatiquement rĂ©duite. Comment envisager de monter des projets quand les heures manquent mĂŞme parfois pour les enseignements obligatoires ? Clairement, le gouvernement a fait le choix de reprendre, par les restrictions budgĂ©taires, les marges d’autonomie que les lycĂ©es avaient gagnĂ©es.

L’engagement ministériel n’est pas à la hauteur.

Accompagnement personnalisé, nouveaux programmes, enseignements d’exploration

Pour de nombreux collègues, la rĂ©forme entraĂ®ne des Ă©volutions importantes des contenus et des pratiques. LĂ  aussi, l’engagement ministĂ©riel n’est pas Ă  la hauteur. La circulaire de rentrĂ©e peut bien clamer « la poursuite … Â». La rĂ©alitĂ© est toute autre. Le pilotage et l’accompagnement des Ă©quipes sont très souvent inexistants. Alors qu’il aurait fallu mettre le paquet sur la formation, notamment dans les matières de technologie industrielle, son organisation a Ă©tĂ© pour le moins improvisĂ©e (quand on n’a pas frisĂ© dans certaines acadĂ©mies la dĂ©sinvolture). Les Ă©quipes de première seront, de fait, livrĂ©es Ă  elles-mĂŞmes en 2011-2012 comme celle de seconde l’ont Ă©tĂ© l’annĂ©e dernière. Sur ce point, la baisse drastique des crĂ©dits de formation continue n’augure rien de bon.

 

Pour le SE-Unsa, cette réforme du lycée ne peut fonctionner si tout ce qui en faisait l’intérêt est sacrifié sur l’autel du budget. Le gouvernement doit mettre en cohérence les actes et la parole. Le succès de la réforme en dépend.

 
 
 
 
ALC