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Traduction d’Amanda Gorman : non aux disqualifications par la couleur de peau
Article publié le mardi 30 mars 2021.
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La poétesse Amanda Gorman a récemment illuminé la cérémonie d’investiture de Joe Biden, avec la lecture d’un poème débordant de talent et d’espoir, adressé à pays qui connaît les affres de la division.
 
Les textes d’Amanda Gorman ont fait l’objet de demandes de traduction venues d’éditeurs du monde entier. Ce fut le cas aux Pays-Bas, oĂą Marieke Lucas Rijneveld a Ă©tĂ© pressentie pour traduire ce poème. Ă€ ce moment, des voix se sont Ă©levĂ©es pour contester la lĂ©gitimitĂ© d’une jeune femme blanche pour traduire une jeune femme noire. Cette campagne de rĂ©cusation a poussĂ© Marieke Lucas Rijneveld Ă  abandonner ce projet. En Catalogne, c’est le traducteur Victor Obiols qui a vu cette tâche lui Ă©chapper : trop homme et trop blanc.
 
Ainsi, une forme rĂ©pugnante d’activisme a conduit au retrait de traducteurs blancs jugĂ©s - a priori - incapables de s’immerger dans la pensĂ©e, de restituer les mots et le champ Ă©motionnel d’une auteure noire. Dès lors, seuls les noirs auraient licence pour traduire des noirs, malgrĂ© des diffĂ©rences d’appartenance nationale, gĂ©ographique, sociale ou culturelle ? Cette logique s’inscrit limpidement dans la tradition raciste et sĂ©grĂ©gationniste qui a prĂ©valu pendant des siècles, avant que n’émergent, dans les tĂŞtes et dans le droit, la notion d’universalitĂ© de la personne humaine.
 
Dans notre histoire, bien des murs de sĂ©paration des populations ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s, de Berlin Ă  la frontière du Mexique. Mais pour le SE-Unsa, les murs les plus dangereux sont ceux qui sĂ©parent les humains en raison de la couleur de l’épiderme, qui consolident les prĂ©jugĂ©s et le racisme. N’en construisons pas !
 
 
 
 
ALC