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ContrĂ´le continu au bac : un guide pour y voir plus clair ?
Article publié le jeudi 25 février 2021.
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Le ministère vient de publier un très attendu guide de l’évaluation dans le cadre du contrĂ´le continu, pour la session 2021 du baccalaurĂ©at. Si ce guide arrive probablement trop tard pour que ces recommandations ne soient pas perçues comme dĂ©calĂ©es par les enseignants, il « pose des principes qui pourront ĂŞtre repris et prĂ©cisĂ©s pour la part d’évaluation au contrĂ´le continu des sessions suivantes. Â»
Quels principes, justement, peuvent rĂ©pondre Ă  l’exigence d’une Ă©valuation harmonisĂ©e d’un examen national ?
 
Le guide, pilotĂ© par l’Inspection gĂ©nĂ©rale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR), propose trois principes :
  • Le premier est de combiner Ă©valuation sommative (au moins 60% de la note) et formative dans l’élaboration des moyennes trimestrielles ou semestrielles.
  • Le deuxième est d’évaluer des exercices variĂ©s : vĂ©rification des connaissances, travaux faits en prĂ©sentiel et Ă  distance, travaux longs inspirĂ©s des sujets du baccalaurĂ©at prĂ©sentĂ©s dans la banque nationale de sujets.
  • Le troisième principe exige un minimum de trois notes pour Ă©laborer des moyennes robustes. 
La lecture des recommandations montre une hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© dans la conception du contrĂ´le continu selon les enseignements. Les enseignements technologiques bĂ©nĂ©ficient d’une introduction commune qui donnent plus de cohĂ©rence. Les enseignements de Langue vivante s’appuient sur le cadre du cadre europĂ©en commun de rĂ©fĂ©rence pour les langues (CECRL) pour attester du niveau de compĂ©tences des Ă©lèves. En EPS, l’évaluation des activitĂ©s physiques, sportives et artistiques (Apsa) est dĂ©jĂ  très cadrĂ©e. Il est mentionnĂ© qu’une rĂ©union d’harmonisation avant la transmission des notes dĂ©finitives du bac doit ĂŞtre effectuĂ©e au sein des Ă©quipes EPS de l’établissement : chaque professeur n’attribue pas ses notes de manière isolĂ©e et indĂ©pendante. Or cette dĂ©marche n’est pas gĂ©nĂ©ralisĂ©e aux autres enseignements, alors qu’elle apporterait, au-delĂ  de quelques contraintes, une sĂ©curitĂ© et des garanties pour les professeurs et leurs Ă©lèves.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Le SE-Unsa plaide pour une évaluation continue qui devienne plus qualitative et plus certificative, fruit d’un travail collectif en amont surtout, et en aval de l’évaluation. La réforme du baccalauréat complexifie considérablement les statuts et rythmes de l’évaluation, entre contrôle continu, épreuves communes, de spécialité, épreuves finales ou non, à échéances variées.
Un contrôle continu de qualité, plus lisible, permettrait de guider plus sereinement les élèves vers les attendus en faisant baisser la pression évaluative, et de l’inscrire comme une course de fond, et non comme une course d’obstacles. Il doit être revalorisé comme mode d’évaluation car il est, de fait, le support essentiel de l’orientation des élèves dans l’enseignement supérieur. De la reconnaissance par tous les acteurs de sa qualité dépendra la suppression de la mention du lycée d’origine dans Parcoursup, gage de démocratisation de notre système scolaire.

 

 
 
 
 
ALC