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EnquĂŞte E3C : inquiĂ©tudes et besoin de reconnaissance
Article publié le mardi 3 décembre 2019.
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Le SE-Unsa a menĂ© une enquĂŞte auprès des enseignants de lycĂ©e sur l’organisation des E3C dans la semaine du 25 au 29 novembre, avant l’annonce du report de l’ouverture de la banque nationale de sujets. Il en ressort que les conditions d’organisation sont jugĂ©es très nĂ©gativement et que le besoin de reconnaissance de la charge de travail supplĂ©mentaire est très prĂ©sent.
 
Des premières remontées, il ressort que près d’un tiers des collègues ne connaissaient pas à cette date les modalités d’organisation et n’avaient pas eu personnellement connaissance de la note de recommandations du ministère. Ils n’étaient que 0,1% à estimer que l’organisation des E3C était perçue positivement dans leur lycée.
 
Pour ceux qui Ă©taient en mesure de rĂ©pondre, environ 70% des lycĂ©es avaient choisi un sujet commun Ă  tous les candidats de l’établissement passĂ© sur le mĂŞme crĂ©neau horaire. Cependant moins de 50% s’étaient mis d’accord sur une progression commune en amont. Dans 36% des cas, il n’était pas prĂ©vu de consulter tous les professeurs pour le choix des sujets et plus de la moitiĂ© ignoraient comment le proviseur allait procĂ©der pour le choix dĂ©finitif. 81% connaissaient la semaine retenue pour les Ă©preuves, la plus choisie (1 lycĂ©e sur 3) Ă©tant celle du 20 au 25 janvier. Enfin, dans 26% des lycĂ©es, on prĂ©voyait des salles installĂ©es en mode examen malgrĂ© les prĂ©conisations ministĂ©rielles de garder une configuration en classe « ordinaire Â».
 
Deux collègues sur trois ont souhaité apporter des commentaires et des remarques, signe que le sujet les préoccupe fortement.
 
Il ressort de ces commentaires qu’ils regrettent le manque d’information ou une information très tardive, non seulement sur les modalitĂ©s d’organisation mais aussi sur celles de la correction. Ils sont surtout inquiets des calibrages des sujets (seront-ils adaptĂ©s Ă  l’avancement du travail avec leurs Ă©lèves ?), de l’absence de repères sur les exigences (pas de barĂŞme proposĂ© avec le sujet 0) et de leur capacitĂ© Ă  prĂ©parer correctement les Ă©lèves ou Ă  « corriger le tir Â» dans le peu de temps qui reste avant les Ă©preuves. Le report de la date d’accès aux sujets ne peut que leur compliquer un peu plus la tâche.
 
Ils souhaitent que les conditions d’organisation garantissent Ă  la fois la sĂ©rĂ©nitĂ© du dĂ©roulement des Ă©preuves et la sincĂ©ritĂ© de l’évaluation en Ă©vitant de faciliter la « triche Â».
 
 Enfin, ils sont très nombreux Ă  souligner que les corrections se dĂ©rouleront en mĂŞme temps que les cours, souvent en mĂŞme temps que le bac blanc des terminales. Ils revendiquent très fortement soit du temps libĂ©rĂ© de cours pour corriger soit une indemnitĂ© pour rĂ©munĂ©rer la charge de travail supplĂ©mentaire.
 
Le SE-Unsa a dénoncé à plusieurs reprises le calendrier insoutenable du ministre qui met tous les personnels en difficulté. Nous sommes favorables à des épreuves de contrôle continu cadrées nationalement, mais certainement pas dans ces conditions-là. Nous demandons la suppression de la première session des E3C, une décision qui ferait redescendre la tension dans les lycées et permettrait de préparer plus sereinement la suite (voir notre communiqué)
 

 

 
 
 
 
ALC