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CDEN Carte scolaire 2nd degré : le compte rendu de vos représentants
Article publié le lundi 3 mai 2021.
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Déclaration de l'Unsa Education

CDEN 9 avril 2021

L’UNSA Education avait demandé ce CDEN spécifique à la carte scolaire second degré. Nous sommes donc ravis qu’il ait lieu.
Pour supprimer des postes incognito, le gouvernement a choisi d’augmenter les Heures Supplémentaires et de baisser les Heures Postes. Derrière ce calcul mathématico-politique, il y a des moyens humains, des compétences pour éduquer et instruire les futurs citoyens qui disparaissent.

 

Nous reconnaissons un travail de qualité de la part des personnels de l’administration pour constituer des postes cohérents avec compléments de service. Cependant, quand les moyens manquent, nous sommes forcément confrontés à des difficultés pour créer par exemple, des postes, avec des enseignants titulaires dans des lieux éloignés. Dans l’Aude, ce problème d’équité géographique se pose.
Ces choix politiques engendrent des situations humaines complexes du côté des personnels et un encadrement des élèves moins efficient.
L’an prochain, il y aura moins d’enseignants qui participeront à des projets d’Etablissement ; ils seront surchargés d’heures supplémentaires.

 

Avec un seuil à 30 élèves par classe, quelle sera la part du développement des compétences orales, des compétences psycho-sociales ? Quels enseignants se risqueront à organiser du travail de groupe ou toutes autres pratiques pédagogiques qui visent à ce que les élèves apprennent mieux qu’en cours magistral ?
La deuxième partie de notre déclaration est consacrée à l'Ecole Inclusive. L’UNSA Education vous remercie d’avoir honoré notre demande en organisant un Groupe de Travail INCLUSION. Les ambitions affichées par le gouvernement, la mise en place des PIALS, l’énorme travail réalisé dans l’Aude par M Laffitte, Inspecteur de l’Education Nationale, détonnent avec la réalité du terrain. En effet, les élèves à besoin éducatifs particulier, en situation de handicap et les personnels accompagnants, les AESH comme les enseignants, vivent actuellement des situations de souffrance dans de nombreux secteurs de l’Aude. Alors que la mise en place des PIALS, devrait permettre une gestion au plus près des besoins des élèves et des besoins des AESH en termes de formations et de qualité de vie au travail, c’est tout à fait le contraire qui se produit.

 

Sans embaucher, vous avez, semble-t-il réussi à faire en sorte de couvrir les besoins. Du jour au lendemain, certains enfants ont été jugés plus autonomes : leur nombre d’heures d’accompagnements a fondu. Des AESH ont été déplacé.e.s, ces personnels ont vu le nombre d’enfants à accompagner augmenter passant de 1 à 2, 3, 4 enfants, sans pour autant, voir leur nombre d’heures de travail augmenter. Ces personnels précaires ont des contrats de 24 h en moyenne. Leur salaire ne dépasse guère 700 euros. A l’UNSA Education, il nous semble urgent de corriger ces dérives. Les PIALS sont censés améliorer l’efficience de l’Ecole inclusive. Or dans l’Aude, c’est actuellement le contraire. C'est pourquoi, nous demandons un CDEN Spécial Inclusion. L’Ecole publique doit proposer, au-delà de l’inclusion, l’égal accès à un droit fondamental qui est le droit à l’Education. L’UNSA Education y veille.

 

Compte-rendu

 

Moyens Collège :

L’UNSA Education avait demandé ce CDEN spécifique à la carte scolaire second degré. Nous sommes donc ravis qu’il ait lieu.

Pour supprimer des postes incognito, le gouvernement a choisi d’augmenter les Heures Supplémentaires et de baisser les Heures Postes. Derrière ce calcul mathématico-politique, il y a des moyens humains, des compétences pour éduquer et instruire les futurs citoyens qui disparaissent.

Nous reconnaissons un travail de qualité de la part des personnels de l’administration pour constituer des postes cohérents avec compléments de service. Cependant, quand les moyens manquent, nous sommes forcément confrontés à des difficultés pour créer par exemple, des postes, avec des enseignants titulaires dans des lieux éloignés. Dans l’Aude, ce problème d’équité géographique se pose. 

Ces choix politiques engendrent des situations humaines complexes du côté des personnels et un encadrement des élèves moins efficient.

L’an prochain, il y aura moins d’enseignants qui participeront à des projets d’Etablissement ; ils seront surchargés d’heures supplémentaires.

Avec un seuil à 30 élèves par classe, quelle sera la part du développement des compétences orales, des compétences psycho-sociales ? Quels enseignants se risqueront à organiser du travail de groupe ou toutes autres pratiques pédagogiques qui visent à ce que les élèves apprennent mieux qu’en cours magistral ?

 

Résumé de la carte scolaire second degré audoise :

  • 52 élèves en moins
  • 5 divisions supprimées
  • Problème du seuil à 30 élèves par classe

Explications de la directrice académique :

  • La ruralité dans l’Aude a pour effet d’augmenter les postes fractionnés
  • Correction des inégalités : En plus de répondre aux besoins des collèges REP (Brassens à Narbonne et Vernes à Carcassonne),

l’Indice de Position Sociale est pris en compte pour répartir l’enveloppe académique sur les collèges hors REP.

Au collège Brassens à Narbonne et au collège de Rieux Minervois, la directrice académique précise que si les élèves arrivent, il y aura une augmentation de la DGH pour créer une division supplémentaire.

A l’inverse, une baisse de moyens est possible dans les collèges si les élèves attendus ne s’y inscrivent pas.

Question UNSA Education : Si des moyens doivent être alloués pour rectifier, vous en avez de réserve ? ou serez-vous obligée de baisser la dotation à d’autres collèges ?

La directrice académique dit qu’elle a une petite réserve liée aux temps partiels.

Vos effectifs prévisionnels augmentent ?

N’hésitez pas à contacter l’UNSA Education, nous vous accompagnerons pour demander des moyens supplémentaires.

Crise sanitaire :

Un retour en présentiel est prévu le 26/04 pour les écoles maternelles et élémentaires.

Un retour progressif dit « hybride Â» est en réflexion dans les établissements du second degré.

A ce jour, rien de certains, situation de crise oblige.  

Demande de l’UNSA-Education d’un CDEN « SPECIAL INCLUSION Â»

La deuxième partie de notre déclaration était consacrée à l'Ecole Inclusive. L’UNSA Education a d’abord remercié la directrice académique qui a honoré notre demande en organisant un Groupe de Travail INCLUSION.

Les ambitions affichées par le gouvernement, la mise en place des PIALS, l’énorme travail réalisé dans l’Aude par M Laffitte, Inspecteur de l’Education Nationale, détonnent avec la réalité du terrain. En effet, les élèves à besoin éducatifs particulier, en situation de handicap et les personnels accompagnants, les AESH comme les enseignants, vivent actuellement des situations de souffrance dans de nombreux secteurs de l’Aude. Alors que la mise en place des PIALS, devrait permettre une gestion au plus près des besoins des élèves et des besoins des AESH en termes de formations et de qualité de vie au travail, c’est tout à fait le contraire qui se produit.

Sans embaucher, vous avez, semble-t-il réussi à faire en sorte de couvrir les besoins. Du jour au lendemain, certains enfants ont été jugés plus autonomes : leur nombre d’heures d’accompagnements a fondu. Des AESH ont été déplacé.e.s, ces personnels ont vu le nombre d’enfants à accompagner augmenter passant de 1 à 2, 3, 4 enfants, sans pour autant, voir leur nombre d’heures de travail augmenter. Ces personnels précaires ont des contrats de 24 h en moyenne. Leur salaire ne dépasse guère 700 euros.  A l’UNSA Education, il nous semble urgent de corriger ces dérives. Les PIALS sont censés améliorer l’efficience de l’Ecole inclusive. Or dans l’Aude, c’est actuellement le contraire. C'est pourquoi, nous demandons un CDEN Spécial Inclusion. L’Ecole publique doit proposer, au-delà de l’inclusion, l’égal accès à un droit fondamental qui est le droit à l’Education. L’UNSA Education y veille.

 

Réponse de M le Préfet de l’Aude : A partir du moment où deux groupes de travail par an ont lieu sur l’Inclusion, il a proposé un compromis : celui de faire un point régulier sur l’état des avancées des Groupes de travail « Inclusion Â» dans les CDEN à venir.

L’UNSA Education est satisfaite par cette proposition car, jusqu’alors, nous n’avions la possibilité d’aborder l’Ecole inclusive qu’au détour de questions diverses.

Enseignement de l’Occitan

Un point sur l’enseignement de l’occitan a été réalisé à l’occasion d’un groupe de travail mercredi dernier (voir notre article).

La perspective est d’augmenter l’offre publique de l’enseignement de l’occitan sur le département.

L’UNSA Education intervient en regrettant que les ressources soient bel et bien présentes. Des enseignants sont au rdv pour enseigner l’occitan. Le problème, ce sont les élèves et leurs familles qui s’en désintéressent.

Sur l'ouest audois par exemple, Blaise d'Auriol est sur le point de fermer et l'option a été fermée au lycée G. Tillion, il y a au moins 3 ans.

 

En questions diverses, nous avions posé deux questions à ce sujet :

  • Quel est le taux d’élèves boursiers bénéficiant de l’enseignement de l’occitan au collège.

La réponse nous sera donnée prochainement en comparaison avec le taux d’élèves boursiers dans l’Aude qui ne suivent pas un parcours Occitan.

  • Est-ce que les élèves qui bénéficient de l’enseignement de l’occitan au collège sont regroupés dans une même classe ou pas ?

Nous souhaitons connaitre l’organisation des établissements de l’Aude pour savoir si ce n’est pas une filière cachée.

La directrice académique encore, répond en nous disant qu’elle nous donnera le panorama audois des pratiques prochainement.

Développement du numérique / fibre pour les établissements :


La gestion hors établissement par la COGITIS, dont les délais de traitement augmentent, inquiète les personnels des Etablissements. La qualité et la réactivité de la maintenance pose problème. Les dernières solutions techniques (serveur virtuel) ne donnent pas vraiment satisfaction.

Y’a-t-il une politique d’amélioration de l’accès au Numérique : quels en sont les objectifs et les échéances (Equipements informatique et réseau informatique efficient) ?

 

Réponse de la vice-présidente du Conseil Départemental, Tamara Rivel :

L’évolution du numérique est une question centrale pour le Département.

Diagnostic général sur les équipements numériques au collège qui donne lieu à une mise à niveau du réseau pour les collèges qui ne sont pas neufs.

  • Passage 20 Méga bits pour collèges de plus 600.

Actions sur 10 collèges actuellement et en 2021 : l’augmentation s’effectuera sur 22 autres collèges

  • Coût de l’opération : 200 000 euros
  • Remplacement des serveurs en cours dans tous les collèges

Reconditionnent total nécessaire : elle a eu lieu au collège Montesquieu à Narbonne en 2020 et cela va se faire au collège Grazailles à Carcassonne l’an prochain.

  • Matériel informatique :

1 PC pour 15 élèves qui a moins de 5 ans et 1 PC pour 5 récent : la rénovation du parc s’effectue sur cette base.

  • Coût : 500 000 euros

Sur la société Cogitis, le problème semble corrigé puisque l’entreprise a recruté 1 personnel supplémentaire et au niveau du Conseil Départemental, il y a également 1 ingénieur dédié aux réseaux des collèges audois.

Enfin, la vice-présidente du Conseil Départemental rappelle l’aide numérique pour permettre aux collégiens audois de suivre l’enseignement à distance. L’accompagnement informatique des collégiens s’est illustré par le prêt de 368 PC portables et de 120 clés 4G.

à Quels sont les moyens mis à disposition par l'Etat pour favoriser des pratiques liées au numérique ? Avec le désastre actuel des classes virtuelles, les parents prennent conscience de l'impréparation en termes de moyens de l'Education Nationale. Y’a-t-il des formations prévues pour les personnels ? Comment sont-elles organisées ?

La Directrice Académique a précisé qu’il n’y avait pas de moyens supplémentaires. L’UNSA Education regrette le manque d’anticipation et de moyens mis à disposition par l'Etat pour favoriser des pratiques liées au numérique.

En revanche, nous constatons que le Conseil Départemental a mis les moyens pour gérer la crise, non seulement pour limiter les inégalités liées à l’accès au Numérique mais aussi pendant les périodes d’ouverture des Etablissements ; on a vu le nombre d’agents augmenter pour assurer les conditions sanitaires aux personnels et aux élèves.

Sectorisation

L’UNSA Education demande la raison de ces changements de secteur : actualisation des secteurs suite à fusion de communes ainsi que modifications de secteurs de recrutement (Belvèze du Razès et Escueillens).

La raison est d’abord liée aux habitudes puisque déjà 9 élèves par dérogation, ne vont pas dans leur collège de secteur.  La directrice académique assure qu’il n’y aura pas d’impact sur la carte et le lycée d’affectation puisqu’il reste le même.

L’UNSA EDUCATION a donc émis un avis favorable.

Vote à l’unanimité FAVORABLE

 

Accueil UPE2A : 295 élèves (en augmentation)

111 à l’écoles et 144 en collèges et quelques autres dans autres dispositifs.

44 élèves en lycée qui ne font plus parti du dispositif UPE2A.

 

 
 
 
 
ALC