SECTION ACADÉMIQUE SE-Unsa de NANCY METZ - 4 RUE A. MEZIERES - 54000 NANCY
Tél. 03 83 30 74 69 - Por. 06 62 68 82 99 - ac-nancy-metz@se-unsa.org

 
RĂ©forme du bac et du lycĂ©e : quelles consĂ©quences pour les enseignants ?
Article publié le mercredi 6 décembre 2017.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter

 

  • mail
Cette année, le sujet central du débat éducatif sera l’évolution du baccalauréat et ses conséquences sur l’organisation du lycée. Le SE-Unsa a été auditionné par Pierre Mathiot, chargé par le ministre de l’Éducation nationale d’organiser la consultation qui aboutira sur la présentation d’un rapport fin janvier 2018.
 
RĂ©former le bac : pour quoi faire ?
 
Un consensus existe dans la sociĂ©tĂ© et dans le monde Ă©ducatif, pour rĂ©former le bac, mais comment ? Pour les enseignants de l’Unsa, le premier diplĂ´me de l’enseignement supĂ©rieur doit mieux y prĂ©parer, afin de rĂ©duire les taux d’échec important en premier cycle, ĂŞtre exigeant et mieux certifier les acquis et les compĂ©tences des Ă©lèves.
 
En attendant que les conclusions du rapport soient connues, dans quelques semaines, le SE-Unsa veut peser dans le dĂ©bat sur deux sujets : l’organisation du travail des enseignants et leur charge de travail, notamment pour Ă©valuer les Ă©lèves.
 
Le SE-Unsa s’oppose aux suppressions de postes prévues dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron alors que les effectifs des lycées vont continuer à augmenter dans les prochaines années. Les changements nécessaires du baccalauréat et du lycée ne doivent pas être des prétextes pour ces suppressions de postes, au risque de faire échouer toute évolution du système éducatif.
 
La réduction du nombre des épreuves terminales à 4 seulement telle qu’elle a été annoncée ne doit pas aboutir à une nouvelle hiérarchisation des disciplines. La fin de l'année scolaire de terminale, quand les orientations post-bac seront céjà connues des élèves, pourrait être désorganisée sans réorganisation plus large du lycée.
 
Un sujet central pour la rĂ©forme : les conditions de travail des enseignants
 
Une organisation semestrielle est une des pistes envisagĂ©es pour Ă©chelonner les Ă©preuves, permettre une construction progressive du parcours des lycĂ©ens, voire concentrer le dernier semestre Ă  la prĂ©paration des Ă©preuves terminales. Si elle Ă©tait retenue, le SE-Unsa demande que les emplois du temps des deux semestres soient communiquĂ©s dès le dĂ©but de l’annĂ©e pour permettre aux enseignants, souvent en difficultĂ© pour concilier leur vie professionnelle et leur vie personnelle, de s’organiser. Il demande Ă©galement que le diffĂ©rentiel d’heures effectuĂ©es n’excède pas deux heures. La rĂ©forme du bac ne doit pas se faire au dĂ©triment des conditions de travail des enseignants !
 
Le SE-Unsa refuse un dĂ©bat simpliste entre Ă©preuves terminales et contrĂ´le continu limitĂ© Ă  des moyennes. Cette vision Ă©triquĂ©e du contrĂ´le continu pourrait accroĂ®tre la pression des familles, des Ă©lèves et de l’institution sur l’évaluation et augmenterait les inĂ©galitĂ©s entre Ă©tablissements. Si l’examen du baccalaurĂ©at, avec ses 4 millions de copies Ă  corriger, est sans doute trop lourd, d’autres solutions existent, comme par exemple des Ă©preuves partielles qui, encadrĂ©es par des banques d’épreuves et l’organisation de la correction au sein de bassins d’établissements, garantiraient l’égalitĂ© entre les Ă©lèves.
 
 
Évaluation : reconnaĂ®tre la charge de travail des enseignants
 
Si cette solution devait ĂŞtre retenue, les enseignants de l’Unsa exigent la crĂ©ation d’une indemnitĂ© reconnaissant la charge de travail accrue des enseignants de lycĂ©e pour mettre en Ĺ“uvre ces Ă©valuations certificatives.
 
Le « bac Â», monument national vieux de deux siècles, peut et doit Ă©voluer, mais ces changements ne doivent pas rĂ©pondre Ă  une logique comptable et gestionnaire : l’examen et le lycĂ©e plus largement doivent Ă©voluer pour mieux prĂ©parer les lycĂ©ens Ă  leur orientation et favoriser leur rĂ©ussite dans l’enseignement supĂ©rieur.
 

 

 
 
 
 
 
ALC