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Résultats de l’enquête PIRLS 2016
Article publié le dimanche 17 décembre 2017.
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L’étude internationale PIRLS 2016 mesure les performances en compréhension de l’écrit des élèves en fin de quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 pour la France, ils étaient donc en CP en 2012-2013, voire 2011-2012 s’ils ont redoublé, ils ont donc suivi les programmes de 2008).

Avec un score de 511 points, la France se situe au-delĂ  de la moyenne internationale (500 points) mais en deçà de la moyenne europĂ©enne (540 points) et de celle de l’OCDE (541 points). 33 pays ont un score supĂ©rieur Ă  la France et 16 pays, un score infĂ©rieur.

Depuis PIRLS 2001, la performance globale française baisse progressivement Ă  chaque Ă©valuation. En 2016, l’écart est significatif et reprĂ©sente – 14 points sur la pĂ©riode de quinze ans.

Lorsque l’on ordonne tous les Ă©lèves des pays europĂ©ens participants en fonction de leur score et que l’on dĂ©coupe cet ensemble en quarts, on observe que les Ă©lèves français se trouvent surreprĂ©sentĂ©s dans le groupe le plus faible : ils sont 39 %, au lieu des 25 % attendus. Ă€ l’inverse, seuls 12 % des Ă©lèves français, au lieu des 25 % attendus, font partie du quart europĂ©en le plus performant.

6% des élèves français n’atteignent pas le niveau le plus élémentaire de PIRLS :

En lisant la première ligne du tableau, on peut remarquer que 94% des élèves atteignent au moins le niveau le plus bas (ils ne sont plus que 4% à atteindre le niveau le plus avancé contre 12% pour les pays de l’UE). Ce qui veut dire que 6 % des élèves n’atteignent pas le niveau le plus bas (score de 400).

Les performances basĂ©es sur la comprĂ©hension de textes informatifs baissent davantage (- 22 points) que celles des textes narratifs (- 6 points) :

Année d’étude de PIRLS Textes informatifs Textes narratifs
Score de l’année (évolution par rapport à l’étude précédente)
2001 532 519
2006 526 (-6) 517 (-2)
2011 519 (-7) 521 (+4)
2016 510 (-9) 513 (-8)

Les processus de comprĂ©hension les plus complexes (InterprĂ©ter et ApprĂ©cier) baissent davantage (- 21 points) que les plus simples (PrĂ©lever et InfĂ©rer, – 8 points) :

Année d’étude de PIRLS Prélever et inférer Interpréter et apprécier
Score de l’année (évolution par rapport à l’étude précédente)
2001 529 523
2006 527 (-2) 515 (-8)
2011 528 (+1) 512 (-3)
2016 521 (-7) 501 (-11)

 

Dans les deux tableaux, on remarque qu’en 2016, la baisse s’est accélérée par rapport à l’étude précédente dans les 4 champs.

En langue française, 288 heures annuelles d’enseignement sont prescrites au moment de l’enquĂŞte, par les programmes officiels de 2008. Les enseignants affirment aller au-delĂ  et consacrer 330 heures (soit un excĂ©dent de 15 %) Ă  l’enseignement de la langue, y compris la lecture, l’écriture, l’expression orale, la littĂ©rature et d’autres compĂ©tences linguistiques. La moyenne dĂ©clarĂ©e par les enseignants des autres pays europĂ©ens est de 236 heures.

Les enseignants français disent consacrer 165 heures spécifiquement à la lecture-compréhension, y compris à travers les autres champs disciplinaires, contre 146 heures dans les autres pays européens.

Les enseignants de CM1 déclarent passer 19 % du temps de classe à l’enseignement de la lecture-compréhension et plus généralement 37 % à l’enseignement de la langue française. En moyenne, dans les autres pays de l’Union européenne, ces valeurs sont respectivement de 18 % et 28 % pour la langue de chacun de ces pays.

Les filles obtiennent des performances supĂ©rieures Ă  celles des garçons dans tous les pays Ă  l’exception du Portugal. En France, l’écart entre filles (515) et garçons (507) est un des moins marquĂ©s : 8 points, contre 13 en moyenne europĂ©enne et 19 en moyenne internationale.

Les enseignants français sont moins nombreux que leurs collègues européens à déclarer proposer à leurs élèves chaque semaine des activités susceptibles de développer leurs stratégies et leurs compétences en compréhension de l’écrit :

De cette Ă©tude, peuvent ĂŞtre tirĂ©es plusieurs conclusions et pistes de travail que vous trouverez dans notre article « comment travailler la comprĂ©hension« .

Cet article s’appuie sur le rapport de la DEPP.

 
 
 
 
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