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De l’intĂ©rĂŞt des PIAL
Article publié le mercredi 20 octobre 2021.
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Présentés par cetains comme responsables d'une faillite - relative - de l'inclusion, les PIAL (Pôles inclusifs d'accompagnement localisés) expérimentent au quotidien l'exercice délicat de l'inclusion. Zoom sur leur fonctionnement.

Le PIAL permet une gestion de l’affectation des AESH au plus près des besoins des enfants.
Il s’agit précisément d’adapter la présence de l’AESH en fonction de ce que l’on sait de l’enfant.

Il y a  en amont un travail important avec l’enseignant rĂ©fĂ©rent de repĂ©rage des conditions nĂ©cessaires pour faciliter la prise en compte des difficultĂ©s spĂ©cifiques de l’élève.
Le PIAL c’est  un travail partenarial entre l’Inspecteur qui est le pilote du PIAL, le coordonnateur, l'enseignant rĂ©fĂ©rent et le directeur ou la directrice. Cela fonctionne très bien avec certains enseignants rĂ©fĂ©rents.

 

Le lieu d’affectation des AESH est défini en fonction de leur lieu d’habitation pour ainsi limiter leurs déplacements.
Un contact est pris avec les AESH mais aussi avec les directeurs et directrices d’école.

Pour bien fonctionner, le PIAL aurait besoin d’un nombre d’AESH supĂ©rieur aux besoins pour permettre encore plus de rĂ©activitĂ©.
Un AESH absent pourrait ainsi ĂŞtre remplacĂ©. Le PIAL n’étant pas dotĂ© suffisamment, on est donc dans l’obligation de jongler un peu avec les emplois du temps des AESH. Certains enfants se voient ainsi dotĂ©s d’un temps d’AESH infĂ©rieur Ă  leur notification.
Le pĂ´le inclusif ne recrute plus de personnels nouveaux exceptĂ©s lors de dĂ©parts ou dĂ©missions, et  il y a toujours un Ă©cart entre la notification MDA, le recrutement et l’arrivĂ©e effective des AESH avec leur enfant attribuĂ©.


Tout cela fonctionne assez bien mĂŞme si la problĂ©matique principale du moment est de disposer d’une dotation en personnels Ă  la hauteur des besoins et des notifications horaires dĂ©finies par la MDA.
Comme les moyens sont insuffisants, le coordonnateur travaille avec les directeurs et directrices des Ă©coles pour prioriser. C’est  parfois un peu un travail d’orfèvre. Il faut expliquer, Ă©couter pour essayer de faire au mieux.
Le travail de choix se fait en partenariat avec l’enseignant rĂ©fĂ©rent qui connaĂ®t le mieux la situation des Ă©lèves. Cela se passe donc par un dialogue Ă  tous les Ă©tages.

L’intérêt du PIAL est qu’il doit permettre de faire un travail sur mesure.
Certaines AESH  font ainsi savoir qu’elles ont l’impression de ne pas apporter de « plus Â» Ă  l’enfant.
Dès lors, on peut avec l’enseignant rĂ©fĂ©rent dĂ©clencher une ESS et ainsi rĂ©amĂ©nager le temps de prĂ©sence de l’AESH pour cet enfant, voire le supprimer et ainsi l’affecter lĂ  oĂą il y a des besoins. L’inclusion scolaire sans AESH dans certains cas est donc possible.  Le PIAL en tout cas permet cette gestion fine. Ne pas oublier que l’objectif de l’inclusion est de permettre Ă  l’enfant Ă  terme d’être le plus autonome possible donc, Ă  terme, sans AESH.

Au quotidien, il s’agit d’être Ă  l’écoute des AESH. Le PIAL permet cela.

Certes les accompagnants des Ă©lèves en situation de handicap doivent ĂŞtre reconnus par la crĂ©ation d’un statut de fonctionnaire. L'Accompagnement est un vĂ©ritable mĂ©tier avec ses compĂ©tences et ses savoir-faire. Certes les temps incomplets imposĂ©s maintiennent les AESH dans la prĂ©caritĂ©.

Ce n'est pas en supprimant les PIAL qu'on amĂ©liorera les statuts.

 

 

 
 
 
 
ALC