SECTION SE-Unsa de la MANCHE - MAISON DES SYNDICATS - 2BIS RUE LEON DERIES - BP 421 - 50000 SAINT LO CEDEX
Tél. 02 33 57 64 59 - Por. 06 75 88 98 23 - 50@se-unsa.org

 
30 mars : journĂ©e nationale d’action – « Monsieur le Ministre, pour amĂ©liorer l’École, vous n’avez pas notre confiance ! »
Article publié le jeudi 21 mars 2019.
  • Lnk_facebook
  • Lnk_google
  • Lnk_twitter

Le ministère de l’Éducation nationale poursuit sa politique éducative rétrograde et libérale sans prendre en compte ni l’expertise professionnelle des acteurs de terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales, ni ceux de l’ensemble de la communauté éducative.

L’amélioration de notre système éducatif exige, certes, une ambition politique forte mais également une construction qui soit commune et concertée. Or, le ministre entend imposer de nombreuses transformations et continue de le faire à marche forcée.

Pour le Se-Unsa de la Manche, ces transformations, par leur contenu et la méthode, vont le plus souvent accroître les inégalités, dégrader les conditions de travail des personnels sans répondre à la nécessité d’améliorer le service public d’éducation pour assurer la réussite de tous les élèves et l’élévation du niveau de qualification.

Loi Blanquer : Une rĂ©forme qui ne rĂ©pond pas aux enjeux 
Alors qu’il devait s’articuler autour de l’obligation d’instruction ramenĂ©e Ă  3 ans, le projet de loi dit Blanquer « Pour une Ă©cole de la confiance Â» est devenu, au fur et Ă  mesure de ses Ă©volutions, un texte qui bouleverserait le fonctionnement du système Ă©ducatif.
Le Se-Unsa refuse :

  • la crĂ©ation des Ă©tablissements publics des savoirs fondamentaux sans accord des communautĂ©s Ă©ducatives,
  • une reprise en main de la formation des enseignants basĂ©e sur une conception du mĂ©tier rĂ©duite Ă  des fonctions d’exĂ©cution,
  • la fin de l’évaluation indĂ©pendante des politiques Ă©ducatives,
  • les cadeaux financiers pour l’école privĂ©e.

Cette loi va se décliner par ordonnances ou textes réglementaires portant des transformations profondes.

Pour un budget à la hauteur des besoins du service public d’éducation
Alors que de nombreuses réformes structurelles sont à l’œuvre, les décisions budgétaires pour la rentrée prochaine entraîneront inévitablement une dégradation des conditions d’enseignement et d’accès à la formation. D’autant que le projet de réforme de la Fonction Publique conduira à des milliers de suppressions de postes et à un large recours à la contractualisation. Nos organisations s’opposent à ce développement de la précarité. L’École a besoin de personnels formés et sécurisés afin d’enseigner et accompagner chaque élève.

Donner d’autres perspectives
Les nombreux changements relatifs Ă  l’orientation dont la loi ORE continuent de cristalliser une profonde anxiĂ©tĂ© chez les Ă©lèves de terminale et leurs familles. Dans ce contexte, alors que les jeunes ont besoin d’être mieux accompagnĂ©s dans la construction de leur parcours d’orientation, les missions des psychologues de l’Éducation nationale EDO sont remises en cause et des fermetures de CIO programmĂ©es. 
Alors que chaque jeune doit pouvoir construire son avenir sereinement, nos organisations demandent Ă  ce que la vision globale du service public d’information et d’orientation soit clarifiĂ©e. 
L’accent doit être mis sur les inégalités sociales et territoriales notamment par une relance de l’éducation prioritaire et des mesures en faveur d’une plus grande mixité sociale.

Pour une véritable reconnaissance de nos métiers
Nos salaires restent inférieurs à la moyenne des pays de l’OCDE. Sans parler du gel de la valeur du point d’indice, du pouvoir d’achat qui se dégrade régulièrement depuis des années, du rétablissement du jour de carence …

Le vaste plan de communication du Ministre ne cache pas sa volonté d’autoritarisme et ne répond pas à la réalité de nos quotidiens. Ce projet fragilise encore l’École par des transformations profondes élaborées sans les personnels. C’est sur eux qu’il faut s’appuyer pour favoriser la démocratisation de la réussite scolaire.

C’est pour ces raisons que le Se-Unsa appelle les parlementaires Ă  ne pas voter la loi « pour l’école de la confiance Â».

Pour la prioritĂ© au service public d’éducation,
Pour des perspectives ambitieuses pour tous les Ă©lèves et tous les jeunes, 
Pour une vĂ©ritable reconnaissance de l’ensemble des personnels de l’éducation,


 
 
 
 
ALC