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Chantier revalo-retraites : atelier 1er degrĂ© « fonctionnement des collectifs pĂ©dagogiques »
Article publié le jeudi 5 mars 2020.
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Les réunions du chantier de la réforme des retraites pour les enseignants et personnels du 1er degré se sont poursuivies avec une troisième réunion le mardi 4 février sur l’amélioration du fonctionnement des collectifs pédagogiques.
 
Pour le SE-Unsa, les collectifs pédagogiques ont besoin de temps, de formation et d’une reconnaissance de leur professionnalité.
L’objectif du ministère pour ce troisième atelier sur le 1er degré était d’échanger sur l’amélioration et le fonctionnement des collectifs pédagogiques. La concertation se poursuivra tout au long des prochains mois.

Les échanges ont porté autour des thèmes suivants :
  • l’organisation de l’action pĂ©dagogique de l’école, le soutien de l’engagement des enseignants dans le travail en Ă©quipe ;
  • le projet d’école, le conseil d’école et la coopĂ©ration avec les parents d’élèves ;
  • la formation des Ă©quipes et l’accompagnement des pratiques professionnelles collectives des enseignants ;
  • la coopĂ©ration entre les Ă©quipes d’écoles, avec le collège, avec les communes.
 
L’avis du SE-Unsa

En préambule, le SE-Unsa a rappelé qu’il est en effet nécessaire aussi d’aborder le métier d’enseignant dans sa dimension collective. Les équipes enseignantes mettent en œuvre un travail collectif dans l’intérêt des élèves.
Pour améliorer ce travail collectif, mieux le reconnaître, le rendre plus efficient, il existe pour le SE-Unsa plusieurs leviers :
  • le temps. La rĂ©alitĂ© des enseignants des Ă©coles est une insuffisance de prise en charge du travail collectif dans les 108h, dont l’un des volants est de prendre en charge ce travail collectif. Il faut donc rĂ©flĂ©chir Ă  une autre rĂ©partition du temps de service, avec notamment la baisse du nombre d’heures d’enseignement devant Ă©lèves (aujourd’hui un des plus Ă©levĂ©s des pays de l’OCDE) pour redonner du temps aux Ă©quipes. Ce temps doit permettre d’échanger, de partager les points de vue, de construire ensemble. Cela permettrait aussi de libĂ©rer du temps pour travailler avec les Ă©quipes des autres Ă©coles, du collège, la commune ou encore les partenaires.
  • la formation. Travailler en Ă©quipe s’apprend. Pour celui qui anime la rĂ©union, cadrer les Ă©changes, les borner dans le temps, construire un consensus, arriver Ă  une dĂ©cision sont autant d’élĂ©ments dĂ©terminants dans l’efficience du travail d’équipe. Pour les membres d’une Ă©quipe, se sentir partie intĂ©grante du collectif se construit. Il y a Ă©galement des possibilitĂ©s de formation Ă  explorer avec des temps communs regroupant des membres de la communautĂ© Ă©ducative, comme les AESH par exemple.
  • le respect de la professionnalitĂ©. Les enseignants sont engagĂ©s tous les jours dans le travail collectif. Des initiatives sont prises, des dispositifs se mettent en place, des projets voient le jour. Il faut encourager et promouvoir cette libertĂ© d’action qui montre toute la professionnalitĂ© des Ă©quipes. Vouloir l’empĂŞcher, vouloir tout contrĂ´ler et tout formaliser serait contre-productif. Il faut sortir de l’injonction actuelle.
Le SE-Unsa continuera à s’emparer des différentes réunions qui s’ouvrent dans le chantier de la réforme des retraites pour porter ses exigences pour l’ensemble des personnels.

>> Tout savoir sur les chantiers concernant les enseignants du 2d degré, les CPE et les PsyEN qui font l’objet de travaux parallèles dans le cadre de l’agenda social.

 

 
 
 
 
ALC