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2D. Communiqué commun "Non au transfert aux régions de la formation professionnelle initiale sous statut scolaire"
Article publié le vendredi 5 mai 2017.
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Aujourd’hui plus de 30% des lycĂ©ens et lycĂ©ennes suivent un parcours de formation dans la voie professionnelle et prĂ©parent un CAP, un BEP ou un bac pro qui sont des diplĂ´mes nationaux. TransfĂ©rer l’ensemble des compĂ©tences en matière de formation professionnelle initiale aux RĂ©gions revient Ă  abandonner l’ambition d’une scolarisation commune pour tous les jeunes de 3 Ă  18 ans. Ce serait dĂ©velopper des logiques strictement utilitaristes et Ă  court terme en ne proposant que les formations rĂ©pondant aux besoins immĂ©diats des entreprises d’un territoire. Cela conduirait Ă  accentuer les inĂ©galitĂ©s rĂ©gionales et Ă  offrir des formations ne permettant pas aux futur.es salariĂ©.es en formation d’envisager un avenir professionnel au-delĂ  du territoire oĂą ils ont Ă©tĂ© scolarisĂ©s.  Ce projet constitue un recul majeur de l’État et nous ne voulons pas d’une sociĂ©tĂ© oĂą l’État se dĂ©sengage de la formation de 30 % de sa jeunesse.
 
L’affirmation qu’il faudrait sortir l’enseignement professionnel scolaire (lycĂ©es pro) des champs de compĂ©tences ministĂ©rielles : Éducation nationale (LP), Agriculture (LPA) et en charge de la mer (LycĂ©es maritimes) a Ă©tĂ© martelĂ©e Ă  plusieurs reprises par certains candidats dans la campagne Ă©lectorale et le dĂ©bat public. Pourtant, la mise en Ĺ“uvre de la carte des formations professionnelles est dĂ©jĂ  pour partie une compĂ©tence rĂ©gionale. Il s’agirait donc maintenant pour ces candidats de passer Ă  une Ă©tape supplĂ©mentaire, en transfĂ©rant aux rĂ©gions l’ensemble des compĂ©tences en matière de formation professionnelle initiale sous statut scolaire. Ainsi, les personnels dont les enseignant.e.s des lycĂ©es professionnels seraient gĂ©rĂ©.e.s par les RĂ©gions. Un tel transfert constitue une attaque frontale de leur statut. Les rĂ©gions pourraient alors ĂŞtre seules Ă  construire et Ă  mettre en Ĺ“uvre les cartes rĂ©gionales des formations et fusionner facilement les CFA et les lycĂ©es professionnels.  Ă€ terme, la formation professionnelle initiale sous statut scolaire pourrait disparaĂ®tre au profit de l’apprentissage et les contenus de formation ĂŞtre dĂ©finis localement.

Nos organisations syndicales  CGT Ă©duc’action, CGT-Agri , Snalc, SE-Unsa, Snep-FSU, Snuep-FSU, Snetap-FSU, Sud Ă©ducation et Sud rural sont opposĂ©es Ă  l’abandon de la formation professionnelle scolaire par les ministères de l’Éducation nationale, de l’Agriculture et des Affaires maritimes. L’enseignement professionnel a su s’adapter aux Ă©volutions de la sociĂ©tĂ© en dĂ©veloppant son offre de formation et en Ă©levant le niveau de qualification des jeunes (crĂ©ation du baccalaurĂ©at professionnel, dĂ©veloppement des poursuites d’étude en BTS…). Le projet d’une formation professionnelle gĂ©rĂ©e par les RĂ©gions est celui d’un service public d’éducation Ă  deux vitesses. Nous rappelons notre attachement Ă  l’égale dignitĂ© des trois voies du lycĂ©e (gĂ©nĂ©rale, technologique et professionnelle). La formation de l’ensemble des jeunes doit relever des prĂ©rogatives de l’État et des ministères chargĂ©s de l’Éducation.

 
 
 
 
 
ALC