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PISA 2015 : rĂ©sultats stables, inĂ©galitĂ©s toujours fortes
Article publié le jeudi 8 décembre 2016.
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Pas de nouvelle dégradation des résultats mais des écarts de réussite liés à l’origine sociale toujours aussi grands, c’est ce que montre PISA 2015.
 
Le contexte
 
Les élèves évalués dans PISA 2015 sont entrés à l’école primaire en 2005 et n’ont connu ni les nouveaux programmes ni la réforme du collège. En revanche, ils ont connu les programmes de 2008, la semaine de 4 jours à l’école primaire et les suppressions de postes des années Sarkozy.
 
PISA 2015 mesure principalement les compétences scientifiques des élèves de 15 ans. Les compétences en mathématiques et en compréhension de l’écrit ont également fait l’objet d’une évaluation de moindre ampleur.
 
Des résultats stabilisés qui restent moyens
 
En sciences, la performance des élèves de 15 ans en France est la même qu’en 2006 (495 points). Elle se situe, avec l’Autriche, les États-Unis et la Suède, dans la moyenne des pays de l’OCDE (493 points).
En mathématiques, le score de la France (493 points) reste également stable après avoir marqué un fort recul en 2012. Il se situe au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE (490 points).
En compréhension de l’écrit, les résultats ont légèrement progressé en 2015 par rapport à 2009 (passant de 496 à 499 points). Ce score place notre pays au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE (493 points).
 
Des inégalités sociales de réussite scolaire toujours aussi fortes
 
Cependant, en 2015, le système français reste plus inĂ©galitaire que ceux des pays comparables.  La proportion de bons Ă©lèves reste stable et supĂ©rieure Ă  la moyenne des pays OCDE, avec 8 % d’élèves très performants et 21 % de performants mais la proportion d’élèves en difficultĂ© augmente encore en 2015 (22 % contre 21 % en 2006), s’avĂ©rant un peu supĂ©rieure Ă  la moyenne des pays de l’OCDE.  Le milieu socio-Ă©conomique explique en France plus de 20 % de la performance obtenue par les Ă©lèves de 15 ans (contre seulement 13 % pour la moyenne des pays de l’OCDE).
La diffĂ©rence de score en sciences entre les Ă©lèves des filières gĂ©nĂ©rales et ceux de l’enseignement professionnel est de l’ordre de 43 points en France (après prise en compte de leur milieu socio-Ă©conomique), contre 22 points en moyenne dans les pays de l’OCDE. Quant aux Ă©lèves immigrĂ©s de première gĂ©nĂ©ration, leurs scores sont  infĂ©rieurs de 87 points Ă  ceux des Ă©lèves non immigrĂ©s (contre 53 points en moyenne  dans les pays de l’OCDE).
 
Poursuivre la politique éducative engagée depuis 2012
 
Lors de la prĂ©sentation des rĂ©sultats le mardi 6 dĂ©cembre, en prĂ©sence de la ministre, le discours tenu par les responsables de l’OCDE Ă©tait en phase avec la politique menĂ©e depuis 4 ans (prioritĂ© au primaire, soutien aux Ă©tablissements en REP+, nouveaux programmes) et  soulignait le besoin de continuitĂ© et d’approfondissement de cette politique. La formation professionnelle continue des enseignants a Ă©tĂ© pointĂ©e comme un enjeu important ainsi que l’autonomie pĂ©dagogique des Ă©tablissements.
 
Pour le SE-Unsa, il est clair que notre école a besoin de politiques éducatives stables, centrées sur l’amélioration des résultats des élèves les plus socialement défavorisés. Cela ne passe pas par des slogans simplistes (retour à l’autorité du maître et sélection précoce par exemple) mais par une formation professionnelle de haut niveau et des conditions d’enseignement plus favorables là où les difficultés sont les plus lourdes. L’effort engagé depuis 2012 doit être impérativement poursuivi.
 
Pour en savoir plus sur les rĂ©sultats : http://www.oecd.org/pisa/PISA-2015-France-FRA.pdf
 

 

 
 
 
 
ALC