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RĂ©vision de la carte de l’Education Prioritaire
Article publié le vendredi 21 novembre 2014.
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Comme vous le savez si vous Ă©tiez Ă  notre 1ère vague de RIS* (rĂ©union d'information syndicale), le ministère a initiĂ© un rĂ©ajustement des 1083 zones REP sur la France, en fonction de 4 critères :

  • Critères sociaux
  • Boursier
  • % Ă©lèves issus des ZUS
  • Retard Ă  l’entrĂ©e en 6ème

(ce dernier critère nous semble bien malvenu quand on sait que les maintiens ont largement été dissuadés et de manière assez inégale sur le territoire, ces dernières années).

RĂ©ajustement, cela suppose des Ă©tablissements qui entrent dans le dispositif et d'autres qui en sortent... 

Le Ministère a donné des consignes aux rectorats afin d'engager un dialogue avec les partenaires: On nous a donc soumis une proposition...

Pour information, nous avions demandé que cette phase soit reportée après les élections pour que toute l’attention et la sérénité que mérite cette question soient de mise.

Hélas, nous n’avons pas été entendus.

Nous avons pris connaissance de cette proposition du rectorat pour les 4 années qui viennent.

Avec 3 nouveaux REP+, l'académie de Montpellier sort plutôt favorisée de cette phase (1 REP+ supplémentaire pour le Gard et 2 pour l'Hérault).

D'autre part, des collèges qui Ă©taient REP passent en REP+ et Ă©videmment, des collèges vont sortir du dispositif... Dans le Gard, ils sont 2 : Les enseignants de ces secteurs sont dĂ©sormais au courant, il s'agit de Bagnols-sur-Cèze et la Grand-Combe.

Si l'on peut reconnaître que l'académie voit sa grande difficulté mieux prise en compte quand d'autres académies paient un lourd tribu, si l'on peut reconnaître que les secteurs des collèges du Bosquet pour Bagnols et Léo Larguier pour la Grand-Combe ont globalement atteint certains objectifs, en revanche certaines écoles isolées méritent clairement de continuer à bénéficier des moyens dont elles bénéficiaient avec le label REP.

Nous avons pris connaissance des éléments statistiques qui sous-tendent ces décisions, on peut difficilement les contester. Ce qui est contestable, c'est le manque de précision du système.

Ce qui est incontestable en revanche c'est qu'enlever prématurément ces moyens dans les établissements concernés et les écoles qui leur sont rattachées, c'est gâcher le travail des équipes au moment où les projets commencent à montrer des résultats.

Nous avons alerté nos délégués nationaux à propos de l’impact de la révision de la carte de l’éducation prioritaire sur certaines écoles du Gard qui vont se retrouver isolées.

L'équipe nationale du SE-Unsa ayant été également saisie par d'autres sections, a écrit à la ministre, la semaine dernière.

Le cabinet de la ministre vient de nous répondre (courrier ci-joint).

Il y précise explicitement que les écoles « qui accueillent un public particulièrement défavorisé, bénéficieront d’un plan de mobilisation spécifique de la part de l’éducation nationale et disposeront de moyens relevant des territoires de l’éducation prioritaire ».

En clair, cela signifie que ces écoles continueront de bénéficier de moyens particuliers au regard de leur situation difficile même si elles n'ont plus l'estampille « éducation prioritaire », mais directement des DSDEN et du rectorat.

Notez au passage que nos collègues n’émargeront plus au régime indemnitaire spécifique (une fois la clause de sauvegarde de 3 ans passée).

Cela signifie que ces moyens devront ĂŞtre prĂ©servĂ©s lors des prochaines opĂ©rations de carte scolaire. Nous demandons leur attribution pour une pĂ©riode de 3 ans. En effet, le travail en Ă©ducation prioritaire s’inscrit dans la durĂ©e.

Dans le mĂŞme temps, le SE-Unsa du Gard est en train de saisir le DASEN afin de porter Ă  sa connaissance le cas de ces Ă©coles.

Nous souhaitons savoir si de son côté, ce dernier a indentifié des cas à soumettre à Madame le Recteur.

Nous lui soumettons une copie de la réponse de Madame la Ministre à notre secrétaire général.

Pour l'heure, nous nous rendons dans les Ă©coles qui nous sollicitent pour rencontrer les Ă©quipes. 

Une question qui pointe son nez et nous la poserons à M. le directeur académique : "A la rentrée 2015, y a-t-il des écoles "isolées" qui pourraient, comme le dit Madame la Ministre, bénéficier de moyens sans être étiquetées REP ?" Il ne s'agit plus là d'écoles sortant de REP.

Pour information, une réunion aura lieu au rectorat en décembre pour entendre nos arguments et avis.

Enfin, nous allons essayer d’obtenir du MEN que l’étiquetage « éducation prioritaire » subsiste notamment pour que nos collègues puissent percevoir au-delà des trois ans de clause de sauvegarde leur régime indemnitaire.

Nous vous tiendrons informés…

Olivier Dusserre-Telmont


   RĂ©ponse Ministère   
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