SECTION ACADÉMIQUE SE-Unsa de VERSAILLES - 10-12 RUE RODIER - 75009 PARIS
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La valorisation de l’enseignement professionnel
Article publié le jeudi 13 septembre 2012.
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Refondation de l'École
Contribution du SE-UNSA

Introduction

En préambule, le SE-UNSA souhaite rappeler 5 idées-forces émergeant des travaux des chercheurs et que tout acteur du système éducatif doit avoir à l’esprit dans le cadre d’une réflexion sur la voie professionnelle et la réforme actuellement mise en oeuvre :

1. La formation initiale joue un rôle de signal essentiel auprès des employeurs : posséder un diplôme, quel qu’en soit le niveau, constitue un atout majeur pour l’insertion.

  • Les politiques mises en Ĺ“uvre doivent avoir comme prioritĂ© absolue de conduire 100% des Ă©lèves Ă  l’acquisition d’un diplĂ´me.
     

2. Dans le processus d’insertion dans l’emploi, c’est le niveau de formation, bien plus que le mode de formation qui joue un rôle décisif.

  • Les politiques mises en Ĺ“uvre doivent avoir pour objectif l’élĂ©vation du niveau de qualification.
     

3. L’apprentissage n’est pas globalement la réponse à la difficulté d’insertion des jeunes dans l’emploi. En effet, le développement récent de l’apprentissage ne s’adresse pas aux jeunes les plus en difficulté, ceux qui connaissent le plus de difficultés d’insertion mais se situe plutôt au niveau III, pour des jeunes possédant déjà un bon niveau scolaire et qui ne connaissent pas de difficultés majeures d’insertion. De plus, de nombreux jeunes sont confrontés, en particulier dans les spécialités de service, à des formes de discrimination qui rendent très difficile l’accès à un lieu d’apprentissage.

  • Les politiques mises en Ĺ“uvre ne peuvent se rĂ©sumer Ă  une promotion tous azimuts de l’apprentissage comme le remède au chĂ´mage des jeunes.
     

4. L’adéquation emploi-formation est hypothétique, même sur le plan local.

  • La carte des formations ne devrait pas ĂŞtre Ă©laborĂ©e uniquement en relation Ă©troite avec le marchĂ© local de l’emploi mais elle devrait plutĂ´t rĂ©pondre Ă  la demande de formation des jeunes.
     

5. La caractéristique essentielle de la formation professionnelle, c’est sa diversité. Toute généralisation se révèle impraticable et contre-productive.

  • Les politiques mises en Ĺ“uvre doivent prendre en compte cette diversitĂ© : les solutions uniformes, aussi technocratiquement et budgĂ©tairement satisfaisantes soient-elles, sont Ă  proscrire.
     

Le SE-Unsa est attaché à la promotion de la voie professionnelle. C’est à ce titre qu’il s’était impliqué fortement dans les discussions avec le ministère pour l’élaboration de la réforme. Notre syndicat n’a pas validé, au terme du processus, le projet ministériel, parce qu’il n’a pas créé les conditions de la réussite de tous.

Au contraire, par la standardisation des cursus, sans les moyens complémentaires suffisants pour répondre aux besoins de chaque élève, cette réforme ne conduit pas à une meilleure réussite des publics actuellement scolarisés dans la voie. Le problème de l’orientation en lien avec la dépendance très forte à la proximité géographique est également un élément important de la réflexion, et de ce point de vue, le contexte de « rationalisation » des moyens s’est révélé particulièrement défavorable.
 

Nos propositions :

 

 
 
 
 
ALC