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Moi PsyEN, je veux un secteur d’exercice de taille raisonnable
Article publié le vendredi 2 avril 2021.
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Ă€ l’heure oĂą les missions des PsyEN (accompagnement, prĂ©vention, dĂ©pistage…) apparaissent plus que jamais d’une implacable nĂ©cessitĂ©, le SE-Unsa souhaite mettre en lumière leurs besoins en matière de conditions de travail. Les amĂ©liorations que nous revendiquons avec eux leur permettraient tout Ă  la fois de pouvoir exercer sereinement et dans le respect du Code de dĂ©ontologie, mais aussi garantiraient Ă  nos Ă©lèves un service de qualitĂ©. 
 
 
Lors de l’enquĂŞte que nous avons menĂ©e auprès de la profession en septembre 2018, les PsyEN nous avaient confiĂ© la surcharge de travail qu’ils subissaient. En effet, 81 % des rĂ©pondants Ă  cette enquĂŞte avaient alors en charge un secteur supĂ©rieur Ă  1 000 enfants/adolescents. Rappelons que ce nombre correspond aux recommandations europĂ©ennes. 
 
 
1 500 c’est trop ! 
 
La taille des secteurs de PsyEN n’a hĂ©las pas diminuĂ© depuis cette enquĂŞte : la moyenne nationale est Ă©valuĂ©e Ă  1 500 Ă©lèves par PsyEN. En cause, notamment, le nombre de plus en plus important de dĂ©missions que dĂ©plore notre profession, non compensĂ©es par un volume de recrutement en diminution. En outre, les congĂ©s longs ne sont pas systĂ©matiquement remplacĂ©s ni les temps partiels complĂ©tĂ©s. Il rĂ©sulte de ces deux points que bon nombre de PsyEN se voient exhorté·es Ă  accroĂ®tre la taille de leur propre secteur d’intervention, ainsi contraint·es de pallier les besoins non pourvus par l’administration. Ces vacances de postes augmentent donc la taille des secteurs d’intervention au dĂ©triment de la qualitĂ© du service.
 
 
Les bilans mais pas que ! 
 
En effet, à ce constat s’ajoute le nombre croissant de demandes de bilans psychologiques, dans des délais intenables pour correspondre aux calendriers des différentes instances. Bien que les bilans ne représentent qu’une partie de nos missions, ils accaparent l’essentiel de notre emploi du temps, au détriment de la prévention et de l’accompagnement. Face à une trop forte pression institutionnelle et à des injonctions parfois ineptes, il est difficile de résister et d’argumenter en faveur d’une prise en charge différente de la difficulté, particulièrement lorsque notre interlocuteur n’est pas psychologue.
 
Rappelons que nos missions s’exercent « en relation Â» durant 24 ou 27 heures hebdomadaires : rencontrer les Ă©lèves, leurs parents, leurs enseignants ou tout autre partenaire doit s’inscrire dans ce volume horaire. Toute intervention hors secteur (hors circonscription pour les PsyEN EDA) doit faire l’objet d’un ordre de mission, donnant alors lieu Ă  un remboursement des frais engagĂ©s.
 
 
Assurer un service de qualité accessible à tous et partout nécessite au moins un PsyEN pour 1 000 élèves mais implique également le développement des CIO et des Rased, ainsi que le remplacement des PsyEN absents ou à temps partiel. Le SE-Unsa demande donc une relance des recrutements avec davantage de places aux concours.

 

 
 
 
 
ALC