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SE-UNSA DIJON


 Par SE-UNSA DIJON
 Le  mercredi 7 octobre 2015

Le syndicalisme du bocal

 

L'épisode récent des négociations sur les salaires et les carrières
dans la Fonction publique permet de mesurer combien certaines conceptions syndicales sont antinomiques.

La partie s'est jouée entre ceux qui, comme l’Unsa, ont considéré qu'il y avait là quelque «grain à moudre», et ceux qui, par idéologie, s’arc-boutent sur un inaccessible «toujours plus». En refusant de s'engager sur la signature d’un texte en négociation depuis des mois, la CGT, FO et Sud ont fait la fine bouche, finissant par cracher dans une soupe à 4,5 milliards d'euros. Étrange conception de la défense des fonctionnaires qui consiste à les priver d'une amélioration de leur rémunération et de leur carrière, au prétexte que le pactole n'est, par dogme, jamais suffisant.

Ce syndicalisme est irresponsable. Au nom du «ce n'est pas assez»,
il faudrait donc se contenter du «rien du tout». Dans un contexte économique difficile, où la question du pouvoir d’achat est la première préoccupation des salariés, ce syndicalisme en bocal, vient de montrer combien, contrairement à ce qu’il prétend, il ignore superbement le quotidien de nos collègues.

À ce syndicalisme d’appareil mortifère, entièrement voué à l'espérance du grand soir qui éclairera les peuples, l'Unsa fait le choix d’un syndicalisme utile et de proximité. Un syndicalisme responsable de négociations résolument ancré dans le réel.