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ContrĂ´le continu au baccalaurĂ©at : non aux solutions simplistes
Article publié le lundi 17 juin 2013.
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Le baccalauréat est un examen inadapté. Conçu à l’époque où une petite minorité accédait à ce niveau, il ne répond plus aux besoins et peut même être considéré comme un obstacle à une plus grande réussite des jeunes Français dans l’enseignement supérieur. Il doit être réformé.

Mais nous devons nous mĂ©fier des propositions simplistes, motivĂ©es par les soucis d’économie – pas forcĂ©ment illĂ©gitimes – et par une volontĂ© de simplifier la gestion des flux. Le recours au contrĂ´le continu en lieu et place des Ă©preuves terminales ou des Ă©preuves en cours de formation est l’exemple mĂŞme de la fausse bonne idĂ©e pour peu qu’on se soucie de la qualitĂ© des acquis des Ă©lèves et de la rĂ©duction des inĂ©galitĂ©s sociales de rĂ©ussite scolaire. Cette proposition fait l’impasse sur tous les dĂ©fauts de l’évaluation traditionnelle : biais de notation, utilisation de l’évaluation Ă  des fins de rĂ©gulation des comportements, confusion entre Ă©valuation formative et Ă©valuation certificative, constante macabre en lien avec la fonction de classement de la notation sur 20,… De plus, elle ne remet pas en cause les objectifs de la formation au lycĂ©e et s’accommode aussi bien de l’encyclopĂ©disme et de la focalisation sur la restitution de connaissances que les Ă©preuves terminales. Elle rend mĂŞme possible, en rĂ©duisant le coĂ»t du bac, le maintien d’un statu quo prĂ©judiciable aux Ă©lèves alors que les difficultĂ©s d’organisation des Ă©preuves terminales commençaient Ă  l’ébranler.

Pour le SE-Unsa, le bac doit ĂŞtre allĂ©gĂ© : seules les disciplines caractĂ©ristiques de chaque parcours doivent ĂŞtre Ă©valuĂ©es par une Ă©preuve terminale Ă  caractère national. Le bac doit valider les compĂ©tences linguistiques, technologiques, artistiques et professionnelles. Il doit aussi valider  les compĂ©tences d’apprentissage des Ă©lèves : compĂ©tences mĂ©thodologiques, capacitĂ©s d’auto-Ă©valuation, capacitĂ©s Ă  rĂ©aliser des projets individuels et collectifs. Ces compĂ©tences ne peuvent pas ĂŞtre Ă©valuĂ©es par une Ă©preuve nationale terminale et elles ne sont pas plus Ă©valuĂ©es par le contrĂ´le continu tel qu’il est pratiquĂ© actuellement. Seule une Ă©valuation certificative en cours de formation – aux modalitĂ©s revues pour en rĂ©duire la complexitĂ© de mise en Ĺ“uvre -  associĂ©e Ă  une rĂ©orientation du programme de formation permettra aux lycĂ©ens d’acquĂ©rir les compĂ©tences dont ils auront besoin pour rĂ©ussir leur parcours de formation dans l’enseignement supĂ©rieur et dans leur vie personnelle.

 
 
 
 
ALC