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NON pour toujours à l’extrême droite !
Article publié le mercredi 12 mai 2021.
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Alors que de nombreux sondages annoncent une forte audience pour les listes du Rassemblement national aux élections départementales, régionales et présidentielles, le SE-Unsa réaffirme que l’aventure de l‘extrême-droite au pouvoir nuirait gravement à notre pays.
 
Un parti pas comme les autres
 
En France, le Rassemblement national est le principal relais politique de l’extrême-droite. Malgré des années de tentative de dédiabolisation, allant même jusqu’à un changement de nom, le RN ne sera jamais un parti comme les autres. Cela se justifie en premier lieu par les courants de pensée qui ont inspirés les fondateurs du Front national. Souvenons-nous que parmi eux figuraient des ennemis de la République, tels d’anciens Waffen-SS français, des miliciens, des doriotistes… On comprend mieux pourquoi le RN s’est récemment opposé à la dissolution de Génération identitaire, groupuscule extrémiste qui s’était notamment illustré en voulant faire un barrage à des migrants à la frontière des Alpes. Plus récemment, le RN a accueilli favorablement une tribune émise par des généraux en retraite, prédisant l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles.
 
Ces positions xénophobes et nationalistes s’accompagnent de choix politiques mettant en cause la sécurité et les droits fondamentaux. Cela s’exprime à l’Assemblée nationale par des votes contre les lois antiterroristes, contre le mariage pour tous, la fin de vie dans la dignité, l’allongement du délai d’IVG…

 

Les extrêmes se rejoignent ?
 
Le rapprochement et la confusion entre l’extrême-gauche et l’extrême-droite sont fréquemment avancés pour exprimer un rejet global des extrémismes, mais le plus souvent pour les faire converger.
On entend parfois dire que les extrêmes se rejoignent mais des différences fondamentales existent. En effet, l’extrême gauche partage les idéaux issus de la révolution française : droits humains, solidarité, égalité et démocratie, même si la radicalité des positionnements grève sa crédibilité et la maintient éloignée de la réalité de l’exercice du pouvoir.
L’extrême droite, elle, tout en construisant son accession au pouvoir, exècre les valeurs sur lesquelles se fonde la République. Pire, elle les dénature en déployant une vision de la solidarité qui nie l’universalité de la personne humaine, et trahit la laïcité, l’utilisant pour ne cibler qu’une seule religion.
 
Un danger pour la démocratie sociale
 
En se présentant comme anti-système, anti-élite et en empathie avec « le peuple Â», l’extrême-droite veut s’adresser à la frange de la population active sans emploi, en proie au sentiment de déclassement. Or, les solutions avancées par le RN sont inopérantes et dangereuses. Le concept de « préférence nationale Â» et ses relents racistes, conjugué à la vulnérabilisation de notre économie en cas de Frexit, ne donnent aucune perspective crédible pour les salariés. Dans ce contexte, les tentatives d’entrisme au sein des structures syndicales, y compris à l’Unsa, sont, au-delà de trahisons individuelles, des erreurs de jugement majeures, contraires au syndicalisme, à la démocratie et la République.
 
 
Par son histoire, ses positionnements et les groupuscules qu’il satellise, le Rassemblement national est un danger pour la République. La mise en œuvre de son programme conduirait le pays sur le chemin de l’adversité, de la violence et de la ruine.

 

 
 
 
 
ALC