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Actualités sur la réforme du lycée
Article publié le jeudi 16 janvier 2020.
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E3C : une organisation catastrophique


En plus du contexte gĂ©nĂ©ral depuis la rentrĂ©e, la reprise se fait dans un climat tendu dans les lycĂ©es du fait de l’organisation des E3C. Le SE-Unsa demande depuis dĂ©cembre l’annulation de la première session des E3C qui font l’objet d’une dĂ©sorganisation remarquable de la part du ministère. Les collègues ont besoin d’informations claires et concrètes : une exigence assez faible Ă  la mi-janvier !
Un courrier signĂ© par plusieurs syndicats a Ă©tĂ© envoyĂ© la semaine dernière.  Il n’y a Ă  l’heure actuelle pas de retour positif sur la demande d’annulation. Nous continuons Ă©galement Ă  demander un temps banalisĂ© pour prĂ©parer collectivement les corrections et l’ouverture immĂ©diate de nĂ©gociations pour prĂ©ciser la rĂ©munĂ©ration annoncĂ©e le 5 dĂ©cembre. Sur ce dernier point, une pĂ©tition a recueilli plus de 7000 signatures Ă  l’automne 2019.


RĂ©forme et spĂ©cialitĂ©s : des amĂ©nagements encore trop insuffisants.

Le ministre a envoyé un courrier aux membres du comité de suivi de la réforme du lycée avec une liste de plusieurs aménagements. Ils restent aujourd’hui insuffisants pour répondre aux difficultés constatées par les collègues. Des premières mesures d’urgence dont on ne peut se contenter.

Sur la spĂ©cialitĂ© « mathĂ©matiques Â»
Le ministre a fait deux propositions :

- L’organisation de groupes de compétences
Le ministre ne prend donc pas rĂ©ellement en compte les constats et le premier bilan des collègues, pourtant largement prĂ©visibles. Pour lui, le programme n’est donc pas trop dense et inadaptĂ© Ă  l’ensemble des Ă©lèves ayant besoin de mathĂ©matiques. Le seul problème semblerait ĂŞtre l’hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ© du niveau des Ă©lèves. On peut donc dĂ©jĂ  prĂ©voir des groupes d’élèves plus faibles qui abandonneront la spĂ©cialitĂ© en fin de première : une logique hypocrite Ă  la charge des Ă©tablissements.

- L’obligation pour tous les lycĂ©es de proposer l’option « mathĂ©matiques complĂ©mentaires Â» en terminale afin de la proposer aux Ă©lèves ayant abandonnĂ© la spĂ©cialitĂ© « mathĂ©matiques Â» en fin de première.
Ici, rien de vraiment nouveau. Il n’y a aucun engagement sur le financement. Notre acadĂ©mie est dĂ©jĂ  dĂ©ficitaire : inutile de prĂ©ciser que l’ouverture de cette option se fera forcĂ©ment au dĂ©triment des arts, de la LCA, des dĂ©doublements...


Sur la spĂ©cialitĂ© « LLCE Â»

- Création d’un choix entre « anglais » et « anglais, monde contemporain »
La spécialité étant jugé trop littéraire, il s’agit pour le ministre de laisser plus de place à la lecture de la presse et à l’expression orale.
On regrettera bien Ă©videmment que cette Ă©volution ne concerne que l’anglais. Les autres langues ne sont-elles pas confrontĂ©es au mĂŞme problème ? Pour Ă©viter le monopole de l’anglais et prĂ©parer les lycĂ©ens Ă  des dĂ©bouchĂ©s plus variĂ©s, l’idĂ©e d’un enseignement de spĂ©cialitĂ© bilangue reste intĂ©ressante.
Comme pour les mathématiques, les questions du choix des élèves et des critères observés restent en suspens…encore une mission non définie et à la charge des établissements.


Sur le suivi des élèves et l’orientation

- Création de conseils de spécialités en amont des conseils de classe. Il reste encore des zones grises puisque l’on ne sait toujours pas ce qui est exigible de chaque enseignant en termes de présence aux réunions. Durant cette première année de réforme, chaque lycée a ainsi expérimenté et créé son propre fonctionnement.

- Les établissements auraient la possibilité de passer des professeurs principaux chargés d’une classe entière à des professeurs référents chargés du suivi d’un groupe d’élèves.

Pour le SE-Unsa, ces mesures sont minimales et insuffisantes pour s’adapter à la nouvelle forme du lycée. Alors que la charge de travail s’est accrue cette année avec les changements de programmes, les obligations des enseignants doivent être clarifiées.
Si l’enjeu n°1 est vraiment le suivi des Ă©lèves, l’investissement des enseignants pour cette mission doit ĂŞtre mieux valorisĂ© et bĂ©nĂ©ficier d’un vrai temps de concertation dĂ©diĂ© Ă  l’orientation. Ces nouvelles modalitĂ©s doivent aussi concerner la classe de seconde oĂą le choix des spĂ©cialitĂ©s par les Ă©lèves doit ĂŞtre mieux accompagnĂ©. Trop d’élèves ont cette annĂ©e fait des choix par dĂ©faut : nous avons besoin d’une politique plus ambitieuse. Le chantier est Ă  ce jour immense pour que chaque lycĂ©en puisse bĂ©nĂ©ficier de renseignements pertinents et adaptĂ©s afin de poursuivre dans une voie oĂą il pourra rĂ©ussir.

 
 
 
 
ALC