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Crise sanitaire : point de situation avec l’AEFE
Article publié le vendredi 2 avril 2021.
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Bonjour Ă  toutes et Ă  tous,

le Se-Unsa assistait aujourd’hui avec l’AEFE à une nouvelle réunion sur la situation de crise liée à la pandémie de Covid-19.

Différents points ont été abordés à cette occasion, l’ «état» du réseau, la vaccination, les protocoles sanitaires et les prochains congés.
 

  • «État» du rĂ©seau

Semaine après semaine, vous avez pu le constater, dans une majorité du réseau, la situation tend à se compliquer. Actuellement, un peu plus de 40% des établissements fonctionnent en présentiel (ce qui est moins qu’au moment de la rentrée de septembre). Certains d’entre eux sont fermés maintenant de longue date sans réelle perspective d’ouverture à court ou moyen terme. Ce sont en Afrique et en Asie que nous trouvons le plus d’établissements fonctionnant au plus près des conditions «normales». Tout le monde le sait bien, l’amélioration de la situation passera nécessairement pas les politiques de vaccination qui seront mises en œuvre à l’échelle locale.

 

  • Vaccination

L’AEFE a rappelé que ce sujet faisait l’objet d’un traitement en étroite collaboration avec le Quai d’Orsay. Le MEAE étudie toutes les possibilités pour faire face aux différentes contraintes (disponibilité du vaccin, conditions de transport de ces derniers, etc.)

A ce jour, de nombreux pays où l’AEFE est présente mettent en place des politiques vaccinales, proposant un accès à la vaccination, parfois même une priorité pour les personnels enseignants, et avec au moins un vaccin homologué par les autorités européennes compétentes.

Comme vous le savez, du point de vue des règles en vigueur en France, la vaccination n’est pas obligatoire. Il se peut néanmoins que localement cela soit le cas. Et aujourd’hui, si le droit local impose une vaccination, les autorités françaises ou l’AEFE n’ont pas la possibilité, d’un point de vue juridique, de s’opposer à cette obligation décidée par les autorités locales.

La question devient évidemment plus problématique si le vaccin proposé n’est pas validé par l’Union Européenne. A l’heure actuelle, l’Agence n’a pas de réponse à fournir dans ce cas de figure. Si la situation venait à se produire, un dialogue s’instaurera de facto aussi bien avec l’Ambassade qu’avec le MEAE. Pour le moment, ce cas de figure ne s’est pas présenté dans le réseau. Si jamais vous étiez confronté à cette situation, n’hésitez pas à revenir le plus rapidement possible vers nous.

Ensuite, dans les pays qui n’ont pas organisé de campagnes de vaccinations, ou qui n’incluent pas les personnels ou encore qui ne proposent pas de vaccins homologués par l’UE, il sera procédé au recensement des personnels vulnérables qui devront se déclarer auprès du médecin du poste diplomatique (avec assurance que leur anonymat sera préservé). A l’issue de ce recensement, des solutions seront apportées pour donner accès à la vaccination à ces personnels les plus à risque.

Concernant la prise en charge de la vaccination, celle-ci sera étudiée pays par pays. En fonction des cas de figure qui se présenteront, l’Agence pourra envisager la prise en charge de cette vaccination. Pour le SE-Unsa, nous réclamerons, chaque fois que cela sera nécessaire, que ces frais ne soient pas à la charge des personnels et qu’ils soient assumés systématiquement par l’AEFE.

De la même manière, si des personnels ont besoin de s’absenter sur leur temps de service, nous demandons à ce que des autorisations spéciales d’absence soient fournis sans difficulté. La DRH de l’Agence précise que ces autorisations sont octroyés par les chefs d’établissement, et considère dans le même temps que cela ne posera pas de problème le cas échéant. Là encore, si vous devez faire face à une difficulté de cet ordre, contactez-nous au plus vite de façon à régler le problème.

 

  • Protocoles Sanitaires

Nous sommes intervenus pour rappeler qu’il exister encore des complications liées aux protocoles sanitaires.

D’une part, nous avons insisté sur la nécessité de bien rappeler aux établissements de se doter d’un protocole sanitaire clair pour l’ensemble des personnels. Cela est d’autant plus important lorsque ces mêmes protocoles évoluent en fonction de l’évolution de l’épidémie. Nous demandons par ailleurs à ce que des les instances soient bien respectées pour définir ces nouveaux protocoles quand cela est nécessaire.

D’autre part, nous sommes également revenus sur le non respect des protocoles mis en place dans certains établissements du réseau. Il ne s’agit pas là de jeter la pierre aux chefs d’établissement qui se retrouvent souvent démunis face à ces situations, nous tenions simplement alerter l’agence de ces manquements. Si des solutions au sein de la communauté éducative ne sont pas possibles, nous vous demandons de nous en alerter et nous nous nous mettrons en relation avec les postes diplomatiques.

 

  • CongĂ©s de printemps

Le directeur a rappelé que des consignes avaient été envoyées dans les établissements pour donner la possibilité aux communautés scolaires qui le souhaitent de décider en conseil d’établissement d’une reprise adaptée après les congés. Ces modalités, de type distanciel par exemple, seront possibles afin de permettre un déplacement hors du pays sans qu’une éventuelle quatorzaine au retour n’ait d’impact sur le déroulement des enseignements. A ce jour, peu d’établissements ont procédé à des modifications, la plupart n’ayant nul besoin de mettre en œuvre une organisation particulière.

Nous savons qu’il est encore difficile à ce stade de l’année et au regard de l’évolution rapide de la situation de prévoir les prochains congés estivaux. Cependant, le SE-Unsa a tenu à alerter l’Agence sur la situation problématique de nombreux collègues se trouvant aujourd’hui dans des pays aux conditions d’entrée et de sortie du territoire extrêmement difficiles. C’est le cas notamment d’un nombre non négligeable de pays asiatiques où à ce jour rien ne nous laisse penser que la situation s’oriente vers un assouplissement des ces restrictions.

Ainsi, nous avons expressément demandé au Directeur de l’Agence d’apporter une solution à ces collègues avec la mise en place de mesures leur permettant d’envisager un retour sur le sol français à l’occasion des congés estivaux. L’an dernier, le Conseil d’administration avait voté la prise en charge des frais de quatorzaine pour les personnels résidents. Le SE-Unsa demande à ce que cette disposition soit de nouveau proposée et votée cette année avec un élargissement à l’ensemble de la famille du ou des agents concernés.

Nous vous tiendrons bien évidemment informés de l’avancée de toutes ces questions.

Bon courage Ă  toutes et Ă  tous.

L’équipe du Se-UNSA Hors de France

 
 
 
 
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