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Formation initiale et continue : des leviers pour l’attractivité de nos métiers
Article publié le lundi 14 novembre 2022.
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635 millions de revalorisation « inconditionnelle Â», 300 millions qui financeraient le « pacte Â» (missions supplémentaires) : telles sont les mesures budgétaires prévues pour revaloriser et rendre attractif le métier d’enseignant. Avant la concertation avec les organisations syndicales prévue en janvier 2023, des réunions de préparation se sont tenues en octobre et novembre. Le SE-Unsa y a porté ses revendications pour la formation initiale et continue, et rappelé la nécessité de rendre attractif, dès l’entrée dans le métier, les métiers d’enseignant, CPE et PsyEN.
 
 
Des mesures à amplifier
 
De premières mesures ont été adoptées en 2021 et 2022 : l’amélioration de la reprise d’ancienneté des services privés des lauréats des 3e concours et la création d’une prime d’attractivité. Le SE-Unsa avait très largement contribué à ces évolutions qui constituaient de premières marches. Dans le cadre de cette nouvelle concertation nous avons ainsi mis en avant le besoin de les amplifier. En effet, le SE-Unsa a rappelé :
 
  • sa demande de la reprise intégrale des services antérieurs publics ou privés car, pour le SE-Unsa, l‘attractivité passe également par une valorisation des parcours antérieurs ;
     
  • sa divergence avec le ministère concernant la notion de « début de carrière Â». Pour le SE-Unsa, la prime d’attractivité et un salaire de 2 000 € : cela doit être attribué dès l’année de stage.
     
  • la nécessité d’engager la réflexion sur l’indexation des primes en constatant que, pour cette année, les mesures concernant la prime d’attractivité ont largement été écrasées par l’inflation.
 
Le métier de PLP a été identifié comme particulièrement concerné par la question de l’attractivité. En effet, pour les champs professionnels dont les PLP sont issus, le niveau de rémunération du privé est beaucoup plus attractif que les grilles de rémunération des enseignants de l’Éducation nationale.
 
 
Remettre à plat les conditions de la formation initiale
 
Il est encore trop tôt pour faire un bilan de la réforme de la formation initiale, mais plusieurs éléments d’alerte identifiés en amont par le SE-Unsa ont malheureusement été constatés dès les premiers jours de la mise en Å“uvre de cette réforme :
 
  • le manque de tuteurs, à mettre en lien avec la faible valorisation financière de la fonction ;
     
  • des conditions d’affectation des stagiaires parfois déplorables ;
     
  • des volumes de formation amputés pour l’année de stage ;
     
  • une charge de travail considérablement alourdie pour les stagiaires exerçant à temps plein : le besoin de clarification nécessaire sur les crédits de 10 à 20 jours et leur mise en Å“uvre effective.
Le SE-Unsa a par ailleurs rappelé l’importance d’accompagner les personnels contractuels, aussi bien s’agissant de tutorat que de formation à la préparation aux concours.
 
 
Formation continue : des lignes à ne pas franchir
 
Nous avons rappelé notre opposition aux perspectives d’organisation de la formation continue hors temps d’enseignement. Pour le SE-Unsa, ce sujet ne doit pas être considéré comme une nouvelle mission volontairement acceptée et rémunérée par les personnels car il s’agit bien avant tout d’une responsabilité de l’employeur envers ses agents, qu’il lui revient d’organiser dans le cadre de leur temps règlementaire de travail.
 
De plus, cette perspective présente le risque d’accroître à nouveau les inégalités genrées de rémunération, alors que le ministère s’est précisément engagé, en principe, dans un plan de réduction de ces inégalités. S’agissant du tutorat, l’engagement des personnels auprès des collègues pour les aider et partager leur expérience doit en revanche être effectivement revalorisé.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Ces réunions préparatoires n’auront pas permis d’en connaître davantage sur les intentions présidentielles s’agissant de l’articulation entre « revalo inconditionnelle Â» et « pacte Â».
 
Si l’on peut supposer que la part inconditionnelle se traduira par une amplification de la prime d’attractivité, et même si le ministère se montre à l’écoute des constats, remarques et propositions des organisations syndicales s’agissant de l’enveloppe « pacte Â», ces premières discussions laissent craindre toutefois que la contrainte du « pacte Â» imposé par l’Élysée ne permette pas d’aboutir la reconnaissance nécessaire à une relance de l’attractivité de nos métiers.
 
Pour le SE-Unsa, reconnaître la réalité du temps et des conditions de travail effectifs des personnels, ainsi que les inégalités déjà existantes entre le premier et le second degré, entre les femmes et les hommes et avec le reste de la Fonction publique, ne peut en effet souffrir aucune contrepartie.
 
 
 
 
 
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