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Evaluations nationales CP-CE1 2021
Article publié le mardi 30 novembre 2021.
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Les Ă©valuations nationales CP-CE1 2021 prĂ©sentent des rĂ©sultats tout Ă  fait comparables Ă  ceux de 2019. Faut-il s’en satisfaire, comme le fait le ministre ? Pas tant que cela, quand on y regarde de plus près.
 
Pas de surprise, les compĂ©tences qui posent le plus de difficultĂ©s sont celles relatives Ă  la comprĂ©hension que ce soit en français ou en mathĂ©matiques. En rĂ©solution de problèmes, les Ă©lèves sont en effet sous le seuil 2 Ă  plus de 30 % en CP et Ă  plus de 50 % en CE1.
 
L’exercice de positionnement sur la droite numĂ©rique, considĂ©rĂ© comme non pertinent par respectivement 75 et 70 % des enseignants de CP et CE1, reste le moins bien rĂ©ussi avec plus de 50 % d’élèves sous le seuil 2 en CP et plus de 40 % des Ă©lèves sous ce mĂŞme seuil en CE1.
 
Dans l’ensemble, les résultats ne subissent pas de grandes évolutions si on les compare à ceux que les élèves avaient eus à la rentrée 2019. Lorsque l’on observe les résultats par zone d’enseignement, on se rend compte que les écarts entre public hors éducation prioritaire (EP) et éducation prioritaire ne diminuent pas.
En français, ces Ă©carts sont toujours supĂ©rieurs Ă  10 points et peuvent aller jusqu’à près de 27 points pour la compĂ©tence comprendre des mots lus en CP. En CE1, pour la mĂŞme compĂ©tence, les Ă©carts sont Ă  plus de 25 points.
En mathĂ©matiques, les Ă©carts sont un peu moins importants mais ils sont malgrĂ© tout de 19,7 points en CP et de 17,4 points en CE1 entre le public hors EP et l’EP en rĂ©solution de problèmes. Pour cette compĂ©tence, le pourcentage d’élèves Ă©tant au-dessus du seuil 2 pour les CP et les CE1 en Rep+ sont respectivement de 45,1 % et 28,9 %.
 
L’avis du SE-Unsa
 
Ă€ la vue de ces rĂ©sultats, on peut avancer que les effets du dĂ©doublement des classes en cycle 2 restent timides. Plus globalement, on peut interroger l’impact des mesures prises par ce ministre. La focalisation sur les apprentissages « de base Â» peut se faire au dĂ©triment du travail sur des compĂ©tences plus complexes. Les rĂ©sultats prĂ©sentĂ©s demandent donc la plus grande humilitĂ© de la part du ministère.
 
La communication du ministre tourne autour de l’idĂ©e que les impacts de la crise sanitaire, visibles l’an dernier, sont dĂ©passĂ©s. Il faut rappeler que les Ă©lèves testĂ©s ne sont pas les mĂŞmes et qu’il est donc impossible d’en tirer des conclusions sur le parcours des Ă©lèves actuellement en CE2. De plus, le ministère fait mine d’ignorer Ă  nouveau que toute nouvelle Ă©valuation standardisĂ©e est accompagnĂ©e de progrès dans les rĂ©sultats les premières annĂ©es, le temps que l’enseignement dĂ©livrĂ© s’adapte Ă  ce qui est Ă©valuĂ©. Quant au fait que les Ă©lèves apprennent mieux quand ils frĂ©quentent l’école que lorsqu’ils sont confinĂ©s chez eux, ce n’est pas une nouvelle !

En conclusion, il faut rappeler que la majorité des enseignants continue de trouver ces évaluations inutiles. La communication du ministère à leur sujet ne va pas leur permettre de les approuver davantage. La compréhension reste le parent pauvre de la politique ministérielle et les enfants issus des milieux défavorisés sont les premiers à en faire les frais.

 

 
 
 
 
 
ALC