SECTION SE-Unsa de la LOIRE ATLANTIQUE - 6 PLACE DE LA GARE DE L ETAT - CP 6 - 44276 NANTES CEDEX 2
Tél. 02 40 35 06 35 - 44@se-unsa.org
Les rendez-vous en Loire-Atlantique :
âą Nantes â 11h30 â Miroir dâEau
âą Saint-Nazaire â 11h30 â HĂŽtel de Ville
communiqué intersyndical national :
Nos organisations appellent Ă se mobiliser y compris par la grĂšve le 8 mars 2024. Portons haut les couleurs de lâĂ©galitĂ© entre les femmes et les hommes pour revendiquer une sociĂ©tĂ© de progrĂšs et de justice. MalgrĂ© les effets dâannonces gouvernementales de faire de la cause des femmes la grande cause du quinquennat, les inĂ©galitĂ©s persistent dans le travail, dans les foyers et dans la sociĂ©tĂ©. Les inĂ©galitĂ©s salariales et de carriĂšres ne diminuent pas ou trĂšs peu. Les femmes perçoivent 1/4 de salaire de moins que les hommes et Ă la retraite lâĂ©cart des pensions se creuse Ă hauteur de 40 %. Câest comme si les femmes sâarrĂȘtaient de travailler tous les jours Ă 15h40. Elles sont 58 % Ă ĂȘtre payĂ©es au SMIC et y restent plus longtemps. Alors quâelles sont plus diplĂŽmĂ©es que les hommes, elles ne sont que 39 % Ă occuper des emplois de cadre. Les mĂ©tiers Ă prĂ©dominance fĂ©minine sont dĂ©valorisĂ©s et mal rĂ©munĂ©rĂ©s. Lâindex dit « PĂ©nicaud » doit ĂȘtre amĂ©liorĂ© et cet outil ne doit pas remplacer les accords et les plans dâaction dans les entreprises. Ses trop bonnes notes ne reflĂštent pas la rĂ©alitĂ© des inĂ©galitĂ©s salariales que subissent les femmes alors mĂȘme quâil ne concerne que 1% des entreprises et que seules 0,5% ont des index calculables. AssignĂ©es Ă leur rĂŽle de mĂšre, elles occupent 80% des emplois Ă temps partiel et 95% des congĂ©s parentaux sont pris par les femmes. Le poids de la parentalitĂ©, incluant la double journĂ©e et la charge mentale, pĂ©nalise exclusivement la carriĂšre des mĂšres, accentuant encore les inĂ©galitĂ©s salariales. Tout est Ă craindre concernant lâĂ©mancipation des femmes, lorsque le prĂ©sident parle de « rĂ©armement dĂ©mographique » alors que les conditions de travail et de vie des femmes sont lâimpensĂ© des politiques publiques. Il manque plus dâun million dâemplois dans les mĂ©tiers du soin et du lien et plus de 200 000 places dans la petite enfance. Les discours masculinistes se renforcent dans la sphĂšre publique, prĂŽnant un retour aux « vraies valeurs » et Ă un sexisme dĂ©complexĂ©. Le Haut Conseil Ă lâĂgalitĂ©, dans son rapport annuel, fait le constat que le sexisme sâaggrave dâannĂ©e en annĂ©e. Les moyens allouĂ©s Ă la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sont trĂšs en deçà des besoins, 80 % des plaintes sont classĂ©es sans suite, et le gouvernement français refuse dâinclure la notion de consentement et le viol dans la directive europĂ©enne contre les violences faites aux femmes. De la mĂȘme maniĂšre quâil refuse dâappliquer au-delĂ du droit constant la convention 190 et Ă plein la recommandation 206 de lâorganisation internationale du travail pour lutter contre la violence et le harcĂšlement au travail. Pour toutes ces raisons, nous devons faire du 8 mars 2024 une puissante journĂ©e de grĂšve et mobilisation partout. Pour : - lâĂ©galitĂ© salariale et de carriĂšre entre les femmes et les hommes - la revalorisation des mĂ©tiers Ă prĂ©dominance fĂ©minine - des services publics de qualitĂ© rĂ©pondant aux besoins notamment dans la petite enfance - des moyens pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles Ne laissons pas passer les discours passĂ©istes, sexistes, masculinistes. Nous ne voulons plus de promesses, nous voulons des actes. Le 8 mars, toutes et tous en grĂšve et en manifestation !