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dĂ©claration de l’UNSA-Education au CDEN du 30 juin
Article publié le jeudi 3 juillet 2008.
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Nous voilà réunis de nouveau pour déshabiller Pierre afin d'habiller Paul.
En effet que peut-on faire de plus en ces temps de pénurie ?
En effet derrière l’avalanche des chantiers ouverts par le ministre de l’éducation nationale, une seule constante : restreindre et la dépense publique et le champ d’intervention de l’état !

En vrac l’UNSA EDUCATION dénonce le recul catastrophique de la professionnalisation de la formation des professeurs et un coup de grâce à un minimum de diversité sociale dans leur recrutement, tout ceci dû au recrutement à master 2 qui économisera aussi 20 000 emplois de stagiaires.
Dois-je rappeler ici que les décharges des directeurs d’écoles à 4 classes sont assurées par les stagiaires. Sans stagiaires, cela veut dire qu’il faudra à minima 20 postes supplémentaires pour assurer ces décharges de directions dans la Loire.

Mais cela ne suffit pas et le budget 2009 se prépare avec à la clé 20 000 suppressions d’emplois annoncés. Rappelons nous que cette année 11 200 postes ont été supprimés à l’Education Nationale.
Et je ne parle pas ici seulement des enseignants mais bien de tous les personnels. Pour les nombreuses personnes qui travaillent dans le privé, savez vous que nous recevons nos bulletins de paie avec 3 mois de décalage, que les services ne peuvent plus faire des simulations pour le sdéparts en retraite. Et demain sera bien pire au vu des suppressions massives notamment dans les services de l’Inspection académque.

Alors le gouvernement par pure démagogie a beau jeu de faire la une des médias avec ces magnifiques mesures en direction des enfants en difficulté.

Parlons-en avec des classes à 27, voir 28 ou 30 élèves. Les exemples ne manqueront pas lors de ce CDEN !
Parlons-en avec une maternelle complètement sacrifiée. Tout se joue à la maternelle ? Ah oui, et bien ceux qui ont les moyens mettront leurs enfants jusqu’à 3 ans inclus dans des structures payantes où l’enfant pourra être mis en situation d’apprentissage et de sociabilisation. Pour tous les autres, ce sera la maison jusqu’à 3 ans inclus, et tant pis pour eux si ils vivent dans des milieux défavorisés !

On nous construit une école à 2 vitesses et pour éviter que les français ne voient le danger, le gouvernement braque les projecteurs sur des mesurettes qui ne diminueront en rien l’inégalité de traitement.
Honnêtement à qui va-t-on faire croire que les 2 enfants en grande difficulté aux Noés ou à Chalmazel pourront bénéficier de soutien scolaire pendant les vacances. Il faudrait que l’enseignant de ces écoles soit volontaire, ou qu’un enseignant soit payé avec des frais de déplacement importants ou mieux que les parents de ces enfants puissent les emmener le matin et les récupérer à midi.

Autre mesurette très démagogique : le service minimum. Quelle belle mesure annoncée à grands coups de trompette médiatique ! Mais de réflexion, comme d’habitude, point trop !
Que la rédaction de ce texte donne l’obligation aux communes de remplacer y compris les enseignants malades, qu’aucun article n’aborde les questions de responsabilité ni les normes d’encadrement, qu’aucun journaliste n’ait évoqué le fait qu’en cas de grève de la fonction publique, il sera difficile dans les communes d’opposer enseignants et personnes territoriaux concernés par la même grève. Qu’importe la vitrine est là, le battage médiatique aussi et c’est là l’essentiel, et Mesdames et Messieurs les maires maintenant débrouillez vous, l’état n’est plus responsable !

Nous le redisons à l’UNSA EDUCATION tout cela n’est que de la poudre aux yeux et rien d’autre pour masquer une école publique en grand danger.

Que personne ne soit dupe ici, ce CDEN pourrait bien durer toute la nuit, cela ne changera rien ni pour les élèves ni pour le personnel de l’Education Nationale !

L’UNSA EDUCATION espère et fera tout pour que la mobilisation soit forte dès la rentrée afin de lutter contre cette destruction massive, et les mots ne sont pas trop forts, du service public d’éducation.

 
 
 
 
ALC