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2nd degrĂ© : l’Ă©quipe acadĂ©mique du SE-Unsa vous informe (novembre 2017)
Article publié le lundi 20 novembre 2017.
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L’équipe acadĂ©mique du SE-UNSA vous informe :

1-             Le chantier de la rĂ©forme du bac est lancĂ© :

Le bac va changer à partir de la session 2021. Le Président l’avait annoncé, le ministre Blanquer a donc ouvert en novembre 2017 ce chantier, en confiant à Pierre Mathiot (Professeur des universités en sciences politiques) une mission sur ce sujet sensible.

Il est d’abord prévu une séquence d’auditions des différents acteurs du lycée et de l’enseignement supérieur et quelques déplacements dans des académies ou à l’étranger.

Puis M. Mathiot rédigera un rapport à destination du ministre dans lequel il détaillera les contours d’une réforme.

En dĂ©clarant Ă  Educpro.fr dans un article du 31/10/17 «je n'ai pas acceptĂ© cette responsabilitĂ© pour faire des ajustements techniques ici ou là» et,  dans le mĂŞme article, «dans l’enjeu de la rĂ©forme du bac et du lycĂ©e, il y a celui de l'Ă©galitĂ© des chances (…) car, on le sait bien, le lycĂ©e dans son fonctionnement actuel est reproducteur d'inĂ©galitĂ©s.», M. Mathiot dĂ©voile son objectif. Il est ambitieux.

Il s’agit bien de faire évoluer le bac et le lycée pour le rendre plus juste et en faire un outil utile aux lycéens dans la perspective de leur projet d’étude post bac.

Les annonces de ces derniers jours (disparition des filières L, ES, S, épreuves finales sur 4 matières et le reste en Contrôle Continu...) questionnent et nécessitent une attention toute particulière sur les intentions du ministère et les conséquences sur les conditions de travail des élèves et des collègues.

L’obtention du bac ne doit plus être le seul objectif terminal du lycée. De fait, 90 % des bacheliers généraux ou technologiques poursuivent leurs études.

On peut regretter que ce chantier s’ouvre alors qu’une réforme de l’affectation dans l’enseignement supérieur est en projet bien avancé.

Il va nécessairement falloir articuler les propositions sur le lycée et le bac avec ce qu’a décidé la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en matière d’orientation.

Il n’empêche que le SE-Unsa répondra bien évidemment présent à la sollicitation de M. Mathiot pour y faire avancer ses mandats sur le bac, le lycée et le continuum bac-3 / bac +3.

2-             Pourquoi le SE-Unsa soutient le projet d’orientation après le bac ?

Faut-il accepter que l'orientation dans l'enseignement supérieur prenne en compte le parcours et les acquis du bachelier pour lui offrir davantage de chances de réussir et qu'une sélection sur dossier soit effectuée là où le nombre de places est inférieur aux demandes ?

La question a été posée aux organisations représentées au Conseil Supérieur de l'Éducation le jeudi 9 novembre 2017.

Pour le SE-Unsa, et tous les syndicats de l'Unsa-Éducation, la réponse est oui.

Nous aurions pu, comme d'autres organisations, nous accrocher à la défense du droit formel pour chaque bachelier à la libre inscription à l'université. Nous avons jugé qu'en toute responsabilité, nous ne pouvions pas soutenir le statu quo avec son lot de tirages au sort dans les filières en tension et ses très nombreux échecs en première année de licence. Car la sélection existe actuellement à l'université, une sélection qui ne dit pas son nom, une sélection par l'échec, le découragement, l'abandon. Une sélection qui est une véritable injustice sociale.

Nous avons soutenu le projet de loi "orientation et réussite des étudiants" parce que :

  • il maintient  le baccalaurĂ©at comme seul passeport pour l'enseignement supĂ©rieur, sans filiarisation en fonction des voies et des sĂ©ries frĂ©quentĂ©es par les lycĂ©ens ;
  • il instaure l'obligation pour les universitĂ©s de mettre en place des dispositifs  pĂ©dagogiques personnalisĂ©s pour accompagner les Ă©tudiants vers la rĂ©ussite ;
  • il ne contraint aucun Ă©tudiant  Ă  rejoindre une formation contre son choix et et n'en exclut a priori aucun d'aucune filière ;
  • il fait le choix de la responsabilitĂ© en prenant en compte les acquis des candidats pour l'accès aux filières en tension plutĂ´t que passer par le tirage au sort ;
  • il garantit qu'aucun bachelier ne restera sur la touche : le recteur devra inscrire tout candidat sans proposition dans une formation de son acadĂ©mie en cohĂ©rence avec son parcours.

Ce projet de loi s'inscrit dans un plan plus global qui prévoit l'ouverture de 130 000 nouvelles places dans les filières en tension, les STS et les DUT en plus des 130 000 places vacantes. La ministre de l'enseignement supérieur s'est également engagée à appliquer de manière plus efficace les "quotas" de bacheliers technologiques en DUT et de bacheliers professionnels en STS, quotas qui seront fixés par chaque recteur, de même que les pourcentages de boursiers. Quant aux parcours de licence, ils seront revus pour mettre en œuvre une spécialisation progressive.

Enfin, ce projet devra s'articuler avec la future réforme du bac et du lycée: tout un programme !

Le SE-Unsa portera des propositions pour que la prĂ©paration Ă  l'orientation prenne toute sa place dans le parcours des lycĂ©ens et que le bac soit bien un tremplin vers le supĂ©rieur.  Ces transformations seront portĂ©es par tous les personnels d'enseignement, d'Ă©ducation et d'orientation : ils devront ĂŞtre accompagnĂ©s, soutenus et reconnus.

Retrouvez le site du SE-Unsa pour toute l'actualité de l'académie: ICI

L’équipe acadĂ©mique :

Christophe Franceschi, Dominique Hyvernat, Anne-Sophie Ayat, Florian Crespy, Isabelle Reynaud de la Gardette, Valérie Haelewyn, Jérôme Jouvenet, Nicolas Simiot, Jean-Marc Boisjot, Claire Gourlier, Franck Neel, Sylviane Lamure, Jonathan Galou, Vincent Rome, Dominique Furnon.

 
 
 
 
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