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Sondage Ifop auprès des directrices et directeurs
Article publié le vendredi 21 mai 2021.
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En lien avec sa 2e Semaine de la direction d’école, le SE-Unsa a commandĂ© une enquĂŞte rĂ©alisĂ©e par l’Ifop auprès d’un Ă©chantillon reprĂ©sentatif de directrices et directeurs d’école. Ce sondage montre des personnels motivĂ©s mais extĂ©nuĂ©s. Or, pour le SE-Unsa, s’épuiser ou abandonner n’est pas un choix acceptable. Les directrices et directeurs doivent ĂŞtre Ă©coutĂ©s, mais cela doit s’accompagner de moyens mis Ă  disposition pour rĂ©pondre Ă  leurs besoins.
 
 
Et moi directeur·rice ?
 
87 % des directrices et directeurs sont motivĂ©s par le sens de leur mission et 96 % pensent la rĂ©ussir, soit la quasi totalitĂ©. 
NĂ©anmoins, cela repose sur un surinvestissement qui peut devenir Ă©puisant pour 75 % d’entre eux, et qui peut conduire un quart des directrices et directeurs Ă  vouloir quitter leur poste de direction. Plus d’un tiers des personnes dĂ©butant dans la fonction (ayant moins de 3 ans d’anciennetĂ© sur un poste de direction) envisage ainsi de l’abandonner.
 
 
Direction et crise sanitaire
 
Les directrices et directeurs confirment que la crise sanitaire a amĂ©liorĂ© le regard de leurs interlocuteurs sur l’importance de leur mission. Plus les interlocuteurs sont proches, plus l’amĂ©lioration perçue est significative. C’est particulièrement le cas pour leurs collègues adjoints (74 %), les parents d’élèves (65 %), la hiĂ©rarchie locale (65 %) et les collectivitĂ©s.
Cependant, et c’est un terrible constat, 76 % des directrices et directeurs estiment que la crise sanitaire n’a pas amĂ©liorĂ© le regard du ministère de l’Éducation nationale sur l’importance de leur mission.
 
 
 
Quelles perspectives ?
 
Un autre rĂ©sultat du sondage est Ă©difiant : seulement 7 % des directrices et directeurs estiment que leurs conditions d’exercice vont s’amĂ©liorer et ils sont 55 % Ă  penser qu’elles vont mĂŞme se dĂ©grader.
 
 
 
Concernant les évolutions prioritaires pour l’avenir du métier, l’amélioration du régime de décharge et une revalorisation financière arrivent largement en tête, suivies d’une aide pour les tâches administratives. Une formation initiale et continue adaptée est également demandée.
 
Enfin, concernant l’évolution prioritaire pour la structuration de l’école, 34 % des directrices et directeurs souhaitent une Ă©volution du statut de l’école vers un Ă©tablissement du 1er degrĂ© pour renforcer son autonomie, mais dont le directeur ne serait pas le supĂ©rieur hiĂ©rarchique des enseignants. Un quart souhaite un renforcement du pouvoir de dĂ©cision du directeur sans changement de statut et un autre quart estime qu’aucun changement n’est nĂ©cessaire. Seulement 12 % des sondĂ©s se prononcent pour un statut de chef d’établissement qui serait un supĂ©rieur hiĂ©rarchique, Ă  l’instar du 2d degrĂ©.
 
 
L’avis du SE-Unsa
 
Ces rĂ©sultats confortent les propositions du SE-Unsa, rappelĂ©es tout au long de la 2e Semaine de la direction d’école en mars 2021, et qui comportent deux volets complĂ©mentaires et indissociables : faciliter l’exercice de la fonction de directeur et amĂ©liorer le fonctionnement de l’école grâce Ă  une existence juridique.
L’augmentation du régime de décharges enfin actée en mai 2021 n’apportera donc pas toutes les réponses aux difficultés rencontrés par les directrices et directeurs.
 
 
 
 
 
ALC