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#metooinceste : briser le silence et agir au-delĂ  des tabous
Article publié le mardi 26 janvier 2021.
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Les chiffres des violences sexuelles sur mineur sont malheureusement connus depuis longtemps. Souvent, elles se déroulent dans la sphÚre familiale.

Leur appréhension dévoile la tragique réalité des nombreux témoignages qui affluent sur les réseaux sociaux sous le hastag #metooinceste depuis la récente parution du livre de Camille Kouchner « La familia grande ».

Ainsi, la France selon les statistiques est l’un des trois pays europĂ©ens les plus violents Ă  l'Ă©gard des moins de 15 ans.

Cela représente 40% des viols et des tentatives et ils sont perpétrés à plus de 96 % par des hommes.
Toutes les catégories sociales sont concernées.
Depuis le mouvement de libĂ©ration de la parole qu’a amorcĂ© #Metoo, les chiffres concernant l'inceste ne cessent d’augmenter.

Le traumatisme des victimes est extrĂȘmement lourd et les consĂ©quences sont dĂ©vastatrices. À cela s’ajoute le tabou de l’inceste qui entraĂźne trop souvent le silence.
En effet, les abus sexuels qui se sont exercĂ©es durant le trĂšs jeune Ăąge des victimes (Les enfants victimes de violences sexuelles ont en moyenne 10 ans en France) relĂšvent de situations d’emprise et d’abus de confiance et/ou d’autoritĂ©Ì d’un agresseur qui est dans la grande majoritĂ© des cas soit de la famille soit d’un proche de la famille. Les violences ainsi rĂ©pĂ©tĂ©es sous la contrainte relĂšvent d’un chantage affectif et de culpabilisation qui est destructeur.

Le nombre de suicides ou de tentatives est particuliÚrement élevé chez les victimes et dans un tiers des cas elles souffrent d'amnésie pendant plus de vingt ans.

L’inceste est reconnu par la loi et est inscrit dans le code pĂ©nal aux articles 222-31-1 pour le viol et les agressions sexuelles et 227-27-2-1 pour les atteintes sexuelles. La loi condamne Ă©galement le fait de ne pas dĂ©noncer l’inceste Ă  l’article 434-3.

Les professionnel.les de l’éducation peuvent ĂȘtre confrontĂ©.es au cours de leur carriĂšre Ă  des situations d’inceste ou d’abus sexuels.

Pour l’UNSA Éducation, la formation de l’ensemble des professionnel.les de l’éducation est donc primordiale dans la dĂ©tection et la prise en charge des violences faites aux mineurs.
Une détection et une écoute, qui au-delà du signalement, est une premiÚre réponse à la souffrance des victimes.
Celles-ci ne s’improvisent pas et il y a urgence Ă  agir, Ă  briser les tabous et former les personnels dans un pays oĂč en 2020, un.e Français.e sur 10 dĂ©clarait avoir Ă©tĂ© victime d'inceste durant son enfance.

Pour aller plus loin :

-EnquĂȘte Virage et premiers rĂ©sultats sur les violences sexuelles

-EnquĂȘte ipsos 2 - violences sexuelles de l'enfance - 2019

-Rapport : Les Français face à l’inceste - 2020

 
 
 
 
ALC