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SE-UNSA TOULOUSE


 Par SE-UNSA TOULOUSE

Réforme de la voie professionnelle : les propositions du SE-UNSA

 
Le SE-UNSA est, depuis le mois de juin, dans l’action pour contrer la mise en place d’une réforme annoncée par le président Macron lui-même, avec la volonté de défendre les élèves et l’ensemble des personnels de la voie professionnelle scolaire.

 

Le 21 octobre, l’UNSA a participé à une réunion où Marc Foucault, inspecteur général en charge du comité de suivi, a fait un bilan de la transformation de la voie professionnelle. Le SE-UNSA a exigé son maintien car il y a de nombreux éléments à à revoir, notamment :

  • la suppression des familles de métiers en classe de seconde,
  • la suppression du chef d’œuvre sous sa forme actuelle,
  • l'amélioration du dispositif de la co-intervention.
 
La ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnels auprès du ministère du travail, Carole Grandjean, a installé 4 groupes de travail nationaux :
  • 1) Comment réduire le nombre de décrocheurs ?
  • 2) Comment mieux préparer les poursuites d’études supérieures requises pour certains métiers ?
  • 3) Comment améliorer le taux d’accès à l’emploi après le diplôme ?
  • 4) Comment donner des marges de manœuvre aux établissements tout en veillant au caractère national des diplômes ?
Le SE-UNSA exige avant tout d’avoir l’assurance qu’ils permettront un véritable espace de dialogue et de négociation pour améliorer les conditions de travail des élèves et des personnels. Plutôt qu'une nouvelle réforme, le SE-UNSA parle d’amélioration de l’existant et stipule clairement les lignes rouges :
  • ne pas revenir sur le statut des PLP, d'autant plus s'il s'agit d'introduire l’annualisation de nos horaires ;
  • diminuer le temps de formation de nos élèves, en ayant comme seule ambition de la rapprocher de l'apprentissage ;
  • réduire à néant des disciplines qui seraient jugées non fondamentales car nos élèves méritent tout autant que les élèves des voies générale et technologique.
Si nous pouvons entendre certaines problématiques évoquées par Emmanuel Macron telles que l’insertion professionnelle des élèves, la gratification des PFMP et la nécessité de prendre en compte les besoins économiques dans la carte des formations, nous sommes contre son projet s'il va à l’encontre de l'intérêt des élèves et des personnels.
 
Le rajeunissement des élèves depuis le passage du bac pro de 4 à 3 ans est un frein à leur insertion dans l’entreprise. Le SE-UNSA souhaite défendre le lycée professionnel en proposant plus de temps pour leur formation. Une année supplémentaire après le CAP et le bac pro, sur la base du format de la mention complémentaire spécialisée, pourrait être une réponse à toutes les "commandes" présidentielles.
 
Par exemple, après un bac pro mécanique auto, une année supplémentaire véhicules hybrides/électriques pourrait être imaginée et répondrait à un besoin économique. Durant cette année, l’alternance en entreprise pourrait compléter celle du bac pro en se rapprochant de la fameuse augmentation de 50% de la période de formation en entreprise. Sachant que les élèves inscrits dans les mentions complémentaires actuelles ne bénéficient pas des bourses, une gratification de ces périodes en entreprise serait une étape pour réparer cette injustice.
 
Cette mention complémentaire doit être aussi l’opportunité de réaliser un programme d’enseignement permettant aussi une meilleure réussite de nos élèves en BTS.

 

Pour le SE-UNSA, s’opposer et défendre la voie professionnelle peut donc aussi se faire en étant force de proposition, tout en rappelant que nous refusons toute dégradation du statut des PLP.