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Enseignement professionnel public : l’intersyndicale se mobilise
Article publié le mercredi 7 décembre 2011.
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Face aux rĂ©centes dĂ©clarations du gouvernement sur  le remplacement d'annĂ©es de formation sous statut scolaire de niveau IV et V par de l'apprentissage, mais aussi de l’ARF sur le souhait d’une exclusivitĂ© du pilotage de l’enseignement professionnel, l’intersyndicale nationale a dĂ©cidĂ© d’interpeller les diffĂ©rents dĂ©cideurs. Il s’agit d’obtenir des audiences et d'y rĂ©affirmer la prioritĂ© Ă  donner Ă  l’enseignement public professionnel ainsi que notre opposition Ă  une gĂ©nĂ©ralisation de l’apprentissage.

Communiqué de presse commun

CGT Educ’action, Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Sud Education, Sncl-FAEN, SE-Unsa, SEA-Unsa,  A&D, Sgen-CFDT, Snetaa-FO, Syat-CGT, Snalc-SCSEN-FAGF

Pour l’enseignement professionnel public

Depuis plusieurs mois, différentes déclarations venant du président de la République, du gouvernement, mais aussi de responsables politiques des Régions et de l’ARF convergent pour demander un développement important de l'apprentissage.

Ainsi Nicolas Sarkozy a envisagĂ© « la possibilitĂ© de rendre obligatoire l’alternance lors des dernières annĂ©es de prĂ©paration au BaccalaurĂ©at professionnel et au CAP Â». Si pour le prĂ©sident alternance signifie apprentissage, 250 000 jeunes se verraient imposer ce mode de formation chaque annĂ©e.

MalgrĂ© les aides importantes promises par l’État aux employeurs, et notamment les exonĂ©rations de charges qui grèvent le budget de la protection sociale, et la politique de communication des rĂ©gions qui visent Ă  promouvoir les formations par apprentissage qui sont de leur responsabilitĂ© depuis plusieurs annĂ©es, les objectifs qu’ils se sont fixĂ©s ne sont pas atteints. Les difficultĂ©s sont nombreuses : difficultĂ©s tant structurelles que conjoncturelles Ă  trouver un employeur ; crise Ă©conomique ; discriminations sexuelle, sociale, raciste ; ruptures de contrats, etc. La gĂ©nĂ©ralisation de l’apprentissage Ă  des niveaux V et IV ne rĂ©pond ni Ă  tous les besoins rĂ©els de formation initiale ni Ă  la nĂ©cessaire Ă©lĂ©vation du niveau de qualification des jeunes.

Par ailleurs, l’Association des Régions de France revendique un pilotage plus important voire complet des lycées et notamment de l’enseignement professionnel, de l’enseignement agricole et de l’orientation. Les conséquences de ces transferts, quelle que soit leur ampleur seraient nombreuses tant pour les publics en formation que pour les personnels. Le transfert de la gestion des personnels aux régions les amènerait, comme les personnels TOS, à perdre le statut de fonctionnaire d’État.

Les organisations CGT Educ’action, Snuep-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, Sud Education, Sncl-FAEN, SE-Unsa, SEA-Unsa,  A&D, Sgen-CFDT, Snetaa-FO, , Syat-CGT, Snalc-SCSEN-FAGF, rĂ©unies en intersyndicale lundi 5 dĂ©cembre 2011.:

- s'opposent à la priorité politique affichée de développer exclusivement l’apprentissage et à une mixité contrainte des publics et des parcours, ainsi qu’à tout transfert des compétences de l’Etat en matière de diplômes nationaux, de programmes et de conditions de recrutement des personnels de l’enseignement professionnel public sous statut scolaire vers les régions.

- dénoncent la casse organisée de l'enseignement professionnel sous statut scolaire

- exigent que soit réaffirmée la priorité à un enseignement public, initial, laïque et sous statut scolaire

- interpellent les ministres de l'Éducation Nationale et de l'Agriculture, ainsi que l'ARF et sollicitent auprès de chacun une audience pour clarifier l’ensemble des récentes prises de position.

 
 
 
 
ALC