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Nouvelle circulaire de mission des chefs de travaux : analyse du SE-Unsa
Article publié le lundi 2 mai 2011.
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Vingt ans après le texte de 1991, le ministère vient de publier une nouvelle circulaire de mission pour les chefs de travaux. (Bulletin officiel n°17 du 28 avril 2011) ou voir en PJ.

 

On y retrouve leurs principales missions : conseil au chef d’établissement, coordination et animation des équipes d’enseignants, organisation des enseignements technologiques et professionnels et relations avec les partenaires extérieurs.

 

La circulaire comporte deux innovations majeures :

  • La fonction de chef de travaux est désormais ouverte à « tout enseignant dont les compétences correspondent à ou se rapprochent de celles (…) du référentiel métier ». Les candidats devront présenter un dossier devant une commission académique d’habilitation. Les collègues retenus seront inscrits sur une liste « d’aptitude » pour une durée de 3 ans.
  • Les chefs de travaux se verront doter d’une « lettre de mission pluriannuelle (…) élaborée et signée » par le proviseur et le chef des travaux, sur la base du référentiel métier. Cette lettre servira aussi à l’évaluation des collègues, notamment pour l’accès à la hors-classe.

Avis du SE-Unsa

Le SE-Unsa se félicite que le texte rappelle que la mission du chef de travaux est essentiellement pédagogique. Le descriptif (conseil, organisation, coordination, animation, relations avec les partenaires extérieurs) correspond aux activités réellement assurées et les compétences exigées sont en cohérence avec les activités.

Le positionnement de la fonction requiert effectivement que le chef de travaux participe aux travaux de l’équipe de direction et aux instances de l’établissement.

Quant à la lettre de mission, déclinaison locale de cette circulaire nationale au contexte particulier de l’établissement, elle peut permettre, si elle est bien « élaborée et signée conjointement avec le chef des travaux », de définir une feuille de route claire et de travailler dans un cadre partagé et stabilisé.

Une formation initiale et continue est actée. Cet engagement devra se concrétiser et devenir effectif.

 

Deux points posent cependant problème : l’éligibilité à la fonction et le régime de rémunération complémentaire.

Le SE-Unsa avait demandé que l’éligibilité à la fonction de chef de travaux ne soit pas réservée exclusivement aux enseignants titulaires et déplore donc que cela ne soit pas le cas.

D’autre part, le volet concernant le régime de rémunération complémentaire subsiste à l’identique (NBI, indemnité de responsabilité) hormis le fait que l’on ne précise plus quantitativement le nombre d’heures supplémentaires (il était plafonné à 4) que peut effectuer un chef des travaux.

Pour le SE-Unsa, ce régime de rémunération doit être revalorisé compte tenu des compétences grandissantes requises. Nous avions, pour ce faire, proposé une négociation avec les organisations syndicales représentatives mais nous n’avons malheureusement pas été entendus. Dans le contexte politique et budgétaire actuel, rien d’étonnant !


   Circulaire du 24 mars 201   
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ALC