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Avenir des LP dans l’acadĂ©mie ; compte-rendu d’audience avec le rectorat .
Article publié le samedi 19 février 2011.
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Le SE-UNSA a été reçu au rectorat le 18/02/11 dans le cadre d’une audience intersyndicale. Il s’agissait d’avoir des réponses face aux inquiétudes et aux interrogations des collègues sur le devenir de la voie professionnelle dans l’académie, légitimement suscitées par les suppressions de postes et les déclarations ministérielles en faveur de l’apprentissage qui se multiplient.

 

Le rectorat nous assuré qu’il y avait eu cette année un réel effort pour limiter les suppressions de postes , mais que celles-ci étaient inévitables de part des raisons démographiques d’une part , mais aussi la nécessaire refonte de la carte des formations couplée à l’obligation qu’à l’académie de Rouen de rendre 40 postes en LP , d’autre part .

 Le Délégué Académique à la Formation Professionnelle Initiale et Continue (DAFPIC) a ainsi déclaré, qu’à la rentrée 2012, il y aurait 1000 élèves en moins, dans la Voie Professionnelle dans l’Académie sans que la filière tertiaire ne soit trop affectée car ces formations sont très (trop) demandées.

Le DAFPIC a ainsi avancé que, pour les élèves rentrant dans la Voie Professionnelle, à l’issue de la 3ème de collège, 50% vont en CAP et 50% en Bac Pro alors que l’objectif du rectorat était de ramener cette proportion à 40% en CAP et 60% en Bac Pro. Or beaucoup de CAP se préparent par l’apprentissage, c’est donc bien en réduisant la voilure au niveau des CAP présents dans les LP en formation initiale que le rectorat pourra atteindre son objectif. En effet, un nouveau contrat d’objectif, provenant du ministère de Nadine Morano impose le passage de 14 380 à 17 666 apprentis dans l’Académie. Pour parvenir à combiner ces deux objectifs, le rectorat travaille en ce moment sur des complémentarités de formation. Par exemple, une 2nde BacPro qui serait suivie par l’élève en formation initiale sous statut scolaire, puis les deux années suivantes sous statut d’apprenti dans un CFA public ou une UFA. Le DAFPIC précise que le LP de demain doit mettre en place des dispositifs de formations adaptés à tous les publics, et que le Lycée des Métiers donne ce cadre en permettant le mixage des publics, par exemple. De manière générale, le DAFPIC prétend que, pour maintenir la Voie Professionnelle, il faudra développer le Bac Pro en 3 ans, qui ne marche pas par l’apprentissage, et réduire les formations au CAP, car c’est sur ce niveau que nous sommes en concurrence avec l’apprentissage.

Le Doyen des IEN a d’ailleurs insister sur le fait, qu’il fallait arrêter de dire que la certification intermédiaire ne valait rien, car cela contribuait à dévaloriser la Voie Professionnelle initiale publique, et créait des fuites vers le CAP en apprentissage. Dans le même temps, le responsable du Service Académique d’Information et d’Orientation (SAIO) a précisé que le taux d’orientation des élèves de 3ème vers la 2nde générale de l’Académie est toujours un peu inférieur à la moyenne nationale, alors que l’un des objectifs de l’académie est de favoriser l’accès à la 2nde générale.

Enfin, le doyen des IEN admet que la rénovation des filières tertiaires était une nécessité et qu’elle allait certainement permettre d’améliorer les débouchées sur le marché de l’emploi, d’une part, mais également d’accroître le nombre de poursuites d’études en BTS à leur issue.

 Le DAFPIC a affirmé en guise de conclusion, que la carte des Formations de l’Académie est aujourd’hui inadaptée : on a voulu, jusqu’alors faire du « un peu de tout…partout », et le ministère ne donne plus les moyens pour maintenir, notamment les ½ divisions. Pour maintenir ces ½ divisions, le rectorat est donc contraint de procéder à des regroupements. Le Secrétaire général a ainsi affirmé que ces regroupements sont fait avec l’éclairage des corps d’inspection : quand leur analyse est positive, il y a regroupement. Le doyen IEN a précisé que les regroupements entraînent des dotations supplémentaires dans la DHG des établissements concernés. Ces dotations s’ajoutent aux dotations complémentaires permettant les dédoublements. Il a précisé, de plus, que ces dotations pour dédoublement ne sont plus assujetties à des seuils, et que, naturellement, cela change les équilibres entre les matières. Il est alors précisé par le SG et la DOS que ce sont les inspecteurs référents qui valident les contraintes pesant sur les établissements, et que le volume supplémentaire est calculé au cas par cas, en fonction des effectifs, pour dédoubler les cours d’enseignement général. Enfin, concernant les moyens octroyés aux établissements, le rectorat a réfuté nos affirmations de DHG aux baisses liées à une baisse des moyens octroyés par élèves.

 

Le SE-UNSA a dénoncé une nouvelle fois cette politique purement budgétaire au détriment des collègues, des élèves, de l’offre de formation et de l’aménagement du territoire. Et nous avons fait remarqué qu’alors qu’on nous parlait de pédagogie différenciée dans le cadre des regroupements de section et de formation , nous entendions surtout mixité des publics et hétérogénéité des niveau dans des classes toujours plus nombreuses !

 

On le voit donc bien ; le rectorat a officialisé ce que annoncions déjà depuis plusieurs mois ; la suppression du niveau 5. Nous avons rappelé au rectorat que cette généralisation du bac pro 3 ans à laquelle nous nous sommes opposé posait de nombreux problèmes notamment en termes d’âge, de stage et de généralisation des CCF et que pour nous il existait de vrais débouchés pour un certain nombre de CAP qui demeuraient attractif sur le marché du travail. Le rectorat a admis que quelques cap devraient rester en l’état , parce qu’ils n’étaient pas transposables à l’apprentissage . 

 
 
 
 
ALC