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Oral de contrĂ´le du bac pro : pas acceptable en l’état pour le SE-UNSA !
Article publié le vendredi 12 juin 2009.
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Si le SE-UNSA n’est pas opposé au nouveau principe d’un oral de « rattrapage » pour le bac pro, il dénonce l’impréparation du ministère qui impose un changement des « règles du jeu » en cours de partie et la légèreté des textes et du cadrage proposés.

 

> Qu’en est-il ?

Les candidats concernés seront ceux qui ont obtenu une moyenne générale au moins égale à 8 et inférieure à 10 sur 20 et une note au moins égale à 10 sur 20 à l’épreuve E3 d’évaluation de la pratique professionnelle.

 

L’épreuve de contrôle consiste en un entretien, d’une durée de vingt minutes, avec une commission composée, d’une part, d’un professeur d’enseignement général, enseignant en lycée professionnel et, d’autre part, d’un enseignant de la spécialité concernée ou d’un membre de la profession intéressée par le diplôme.

 

L’entretien se fera sur la base d’un document lié à un stage qui sera rempli préalablement par le candidat. Cet entretien doit permettre d’apprécier la capacité du candidat à s’exprimer et à argumenter et de vérifier son niveau de maîtrise des connaissances et compétences scientifiques et techniques définies dans le référentiel de certification de la spécialité de diplôme concernée.

 

Les candidats sont déclarés admis, après délibération du jury, si ils obtiennent 10 sur 20 en faisant la moyenne entre la note de l’épreuve orale de contrôle et la note obtenue à l’issue du premier groupe d’épreuve.

 

> Nos critiques portent sur deux points :

1) Il n’est pas possible d’évaluer sérieusement un candidat en 20 minutes avec un cadrage aussi vague. De plus, force est de constater, que les nouveaux contenus et nouvelles exigences requises en enseignement général sont en total décalage avec cette évaluation.

2) Le rattrapage du candidat repose intégralement sur le jugement des deux examinateurs car la note attribuée à cet oral « pèsera » autant que la moyenne générale obtenue sur l’ensemble des épreuves. Cela pourrait engendrer, faute d’un cadrage strict et d’un contrôle strict par le jury, de grosses dérives en faveur ou défaveur des candidats.

 

> Pour la session 2009, le SE-UNSA exige dans l’urgence un cadrage national avec des critères d’évaluation précis.

 

>Pour les sessions futures, nous proposons plusieurs évolutions :

- une prise en compte de l’ensemble des épreuves « professionnelles » (E1, E2, E3) pour l’exigence d’une note supérieure à 10 sur la partie professionnelle du diplôme,

- un rééquilibrage du poids relatif de l’oral de contrôle et de l’ensemble des épreuves du premier groupe,

- nous proposons que le rattrapage se fasse en deux étapes :

o La première consistera au passage de l’oral avec l’attribution d’une note provisoire.

o Cette note sera confirmée ou pas par le jury au vu du dossier du candidat, de l’ensemble des notes obtenues aux épreuves, après régulation, pour l’attribution du diplôme.

 

> Le SE-UNSA adresse un courrier à la Direction Générale de l’Enseignement Scolaire en ce sens. (voir en PJ)


   Courrier DGESCO   
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