SECTION ACADÉMIQUE SE-Unsa de la MARTINIQUE - 8TER RUE FELIX EBOUE - 97200 FORT DE FRANCE
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Article publié le samedi 30 août 2014.
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Avec le départ de Benoît HAMON, et l’arrivée de Najat VALLAUD-BELKACEM, c’est le troisième ministre en trois ans à la tête d’un ministère qui a besoin de stabilité et de cohérence pour mettre en œuvre les réformes structurelles que la profession réclame depuis des années. Au-delà du symbole de la nomination de la première femme à occuper cette fonction, que nous saluons, nous constatons une fois de plus le décalage persistant et dommageable qui existe entre le temps court de la politique et le temps long de l’éducation et l’exigence de qualité que nous défendons.
 

            La question est de savoir si la nouvelle ministre donnera des signes favorables d’ouverture et de constance pour que la profession se sente Ă©couter et valoriser comme il se doit. L’attente est grande Ă  la mesure des promesses de changement sur lesquelles repose la politique gouvernementale. Certes, l’annonce fin aoĂ»t de l’augmentation du budget de l’éducation de 1,1 milliard est de bon augure quant Ă  l’engagement de la crĂ©ation de 60.000 postes durant le quinquennat. Toutefois, nos enquĂŞtes d’opinion font apparaĂ®tre l’exaspĂ©ration du personnel face Ă  la dĂ©gradation des  conditions de travail, et Ă  l’inaction ministĂ©rielle !

            En outre, la nouvelle ministre devra se pencher très sĂ©rieusement sur la problĂ©matique des rĂ©gions ultramarines, et plus particulièrement sur la Martinique pour planifier en concertation avec les acteurs locaux de l’éducation, au-delĂ  des chiffres et des ratios, une politique rĂ©ellement adaptĂ©e Ă  nos besoins. 

             Ainsi, la mise en Ĺ“uvre de la rĂ©forme des rythmes scolaires, le chantier de l’éducation prioritaire, la problĂ©matique de l’échec et du dĂ©crochage scolaires, l’avenir des SEGPA et du lycĂ©e, ou encore les problĂ©matiques spĂ©cifiques qui concernent la profession Ă  la Martinique comme l’adaptation Ă  nos rĂ©alitĂ©s de la loi sur la sĂ©curisation des parcours professionnels des agents non titulaires, l’encadrement plus strict de l’octroi des CIMM (centre d’intĂ©rĂŞts moraux et matĂ©riels) lors des mutations, sont autant de questions pour lesquelles nous attendons des rĂ©ponses cohĂ©rentes et pĂ©rennes.

            Le temps de la politique devra donc cĂ©der sa place au temps de l’éducation, et Ă  celui des rĂ©formes utiles et concertĂ©es dans l’intĂ©rĂŞt des personnels, et des Ă©lèves.

                                                                         La SecrĂ©taire GĂ©nĂ©rale,

                                                                         Marlène LECEFEL

 
 
 
 
 
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