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RĂ©forme lycĂ©e GT : Le SE-Unsa dĂ©fend les langues rĂ©gionales
Article publié le jeudi 22 novembre 2018.
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Alors que le ministre a su « Ă©voluer Â» sur la question des langues anciennes dans la rĂ©forme du lycĂ©e, pourquoi ne pas bouger sur les langues vivantes rĂ©gionales ? Un vĹ“u proposĂ© par le SE-Unsa demandant l’équitĂ© de traitement entre LVR et LCA a Ă©tĂ© massivement soutenu par le Conseil supĂ©rieur de l’Éducation. Le ministre doit l’entendre !
 
Le SE-Unsa a proposĂ© un vĹ“u au Conseil supĂ©rieur de l’Éducation du 15 novembre pour demander :
  • la crĂ©ation d’un enseignement de spĂ©cialitĂ© Langues et cultures rĂ©gionales ;
  • la valorisation de l’enseignement optionnel de Langues et cultures rĂ©gionales au baccalaurĂ©at en affectant un coefficient 3 aux point supĂ©rieurs Ă  la moyenne et en les ajoutant au total des points obtenus par le candidat.
Ce vœu a obtenu un soutien massif du CSE (45 voix pour, 1 voix contre, 11 abstentions et 3 refus de vote).
 
Pour le SE-Unsa, après deux courriers adressĂ©s au ministre, il s’agit d’attirer une fois de plus son attention sur le sort rĂ©servĂ© aux langues et cultures rĂ©gionales dans la rĂ©forme du lycĂ©e. Pourquoi se montre-t-il sensible aux arguments des dĂ©fenseurs des langues et cultures de l’antiquitĂ© mais incapable de reconnaĂ®tre l’importance des langues et cultures rĂ©gionales qui appartiennent au patrimoine de la France comme l’affirme la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 ?  OĂą est passĂ©e la volontĂ© institutionnelle d'Ĺ“uvrer pour la prĂ©servation et la valorisation des langues rĂ©gionales ?
 
Dans le lycĂ©e actuel, les Ă©lèves peuvent bĂ©nĂ©ficier d’un enseignement obligatoire en LVR si c’est leur LV2 ou LV3, d’un enseignement d’approfondissement de 3 heures dans le cycle terminal ou d’un enseignement optionnel de 3 heures. Instaurer un enseignement de spĂ©cialitĂ© LCR ne prĂ©senterait pas de difficultĂ© majeure en s’appuyant sur les Ă©tablissements qui offrent l’enseignement d’approfondissement. Le regroupement des Ă©lèves suivant l’option avec ceux qui choisiraient l’enseignement de spĂ©cialitĂ© permettrait d’envisager des implantations peu « coĂ»teuses Â». Quant au programme, il pourrait reprendre largement le programme de l’enseignement d’approfondissement.
 
Au vu de cet argumentaire et du soutien exprimé par le CSE, le SE-Unsa demande au ministre de revoir sa position et d’autoriser la création d’un enseignement de spécialité LCR dans les lycées.

 

 
 
 
 
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