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Comment fonctionne notre mĂ©moire ?
Article publié le lundi 19 juin 2017.
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Quand on demande aux Ă©lèves d’« apprendre Â» en vue d’une Ă©valuation ou d’un examen, a-t-on conscience de ce que nous leur demandons rĂ©ellement ? Nous leur demandons de mĂ©moriser des connaissances (sans toujours bien prĂ©ciser ce qu’il est primordial de mĂ©moriser de l’ensemble du cours) puis de restituer ces connaissances sous une forme (identique ou diffĂ©rente) qui doit nous permettre d’évaluer le degrĂ© de maĂ®trise de ces connaissances par l’élève.

Très souvent, on se reprĂ©sente la mĂ©moire comme une sorte de disque dur d’ordinateur : on imagine qu’il suffit de « stocker Â» les informations (plusieurs fois si besoin) pour pouvoir les rĂ©utiliser ultĂ©rieurement. Les choses sont un peu plus complexes.

« J’ai une mĂ©moire de poisson rouge !»

Outre le fait que les poissons ont de réelles capacités de mémorisation, tous les humains ont la capacité de mémoriser et donc d’apprendre.
Malheureusement, nous connaissons souvent mal les processus à l’œuvre dans l’acte de mémorisation et nous choisissons des techniques peu efficaces. Faisons un point rapide sur les dernières connaissances à ce sujet.

Nos sens nous transmettent des informations. Nous stockons ces informations inconsciemment dans une mémoire dite à court terme qui ne peut conserver qu’environ 7 éléments différents. Elle est utilisée comme une mémoire de travail, choisissant de conserver ou pas les éléments qu’elle reçoit.

Les informations conservées vont être adressées à une mémoire à long terme qui peut être consciente ou non.
– La mémoire inconsciente est celle qui garde le souvenir des émotions (celle de la madeleine de Proust), des gestes mille fois répétés (la bicyclette, comme chacun sait, ça ne s’oublie pas !) ou du conditionnement.
– La mĂ©moire consciente peut, elle, ĂŞtre de deux sortes : Ă©pisodique (quand on retient des Ă©vĂ©nements qui nous sont arrivĂ©s personnellement) ou sĂ©mantique (ce qui permet de mĂ©moriser les savoirs et les concepts). C’est cette mĂ©moire que l’on souhaite mobiliser quand on demande aux Ă©lèves d’apprendre une leçon.

La répétition est une méthode utile quand on veut mettre en place des automatismes, mais si on veut que les connaissances puissent être utilisés dans des contextes variés, et qu’elles deviennent de réelles compétences, il faut que ces connaissances soient présentes dans la mémoire sémantique. Il faut réactiver les images mentales que l’on a construites lorsqu’on a appris.

De l’encodage fait au moment de l’acquisition en mémoire de travail, à la mise en œuvre des éléments mémorisés, en passant par la façon dont les informations sont classées et regroupées, chaque étape doit pouvoir être bien identifiées et comprises pour un apprentissage efficace.

Retrouvez en cliquant ici l’ensemble de notre dossier « Neurosciences Â»

 
 
 
 
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