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NON à la double peine pour les enseignants du 1er degré
Article publié le lundi 23 janvier 2023.
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Le projet de rĂ©forme des retraites du gouvernement prĂ©voit le report de l’âge lĂ©gal de dĂ©part en retraites de 62 ans Ă  64 ans. Pour tous les enseignants du 1er degrĂ© qui ne peuvent faire valoir leurs droits Ă  la retraite en cours d’annĂ©e, cela signifierait pour toutes celles et ceux qui sont nĂ©s après le premier septembre qu’ils ne pourraient partir avant le 31 aout de l’annĂ©e suivante. Concrètement, ce ne sont pas deux ans de plus Ă  travailler mais presque trois ans. Le SE-Unsa est opposĂ© Ă  cette rĂ©forme inutile et injuste qui frapperait encore plus durement les enseignants du premier degrĂ©.
 
Pour l’Unsa, la question est simple : il n’y a pas de risque de financement du système par rĂ©partition qui justifie une telle rĂ©forme.
Pour l’Unsa, ce n’est pas un an, pas un mois pas un jour de plus !
Force est de constater que cette rĂ©forme qui impose deux annĂ©es de travail supplĂ©mentaires pour tous et presque 3 ans pour beaucoup d’enseignants du 1er degrĂ© (toutes celles et ceux nĂ© entre le 1er septembre et le 31 dĂ©cembre) est donc doublement inadmissible.
Pour le SE-Unsa, c’est non à la double peine.
 
Le nĹ“ud du problème est l’article L921-4 du code de l’éducation : Les personnels enseignants appartenant aux corps des instituteurs et des professeurs des Ă©coles qui remplissent, en cours d’annĂ©e scolaire, les conditions d’âge pour obtenir la jouissance immĂ©diate de leur pension sont maintenus en activitĂ© jusqu’au 31 aoĂ»t, sauf s’ils sont atteints par la limite d’âge.
 
Le SE-Unsa dénonce depuis toujours cette disposition, particulièrement injuste, qui fait des enseignants du premier degré les seuls salariés à ne pas pouvoir faire valoir leur droit à la retraite le jour de leur anniversaire. C’est une rupture d’égalité que rien ne justifie.
Le gouvernement prétend vouloir faire une réforme de justice. Pourtant, Matignon tout comme le ministère de l’Éducation nationale se sont opposés à la suppression de cette disposition comme le prouvent les projets de loi transmis au Conseil d’État. Supprimer cette disposition nécessiterait de recruter un nombre d’enseignants important pour remplacer les personnels qui partiraient en cours d’année.
 
Le SE-Unsa, avec l’Unsa, appelle l’ensemble des personnels à exprimer leur opposition en faisant grève et en manifestant le 31 janvier 2023.

 

 
 
 
 
 
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