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Edito du 1er décembre 2019
Article publié le dimanche 1er décembre 2019.
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Une nouvelle fois, le sujet des retraites occupe une part importante de notre actualité. En effet, sans une revalorisation de nos salaires digne de ce nom, nous serions, nous, personnels enseignants et d’éducation, les plus grands perdants de la réforme annoncée. Le SE-Unsa appelle donc à la grève le 5 décembre prochain pour réclamer et surtout exiger le maintien de nos pensions qui ne passera que par une revalorisation importante de nos salaires. Nous rappelons que nous n’étions pas demandeurs d’une réforme des retraites. Mais maintenant que l’exécutif s’y est engagé, il doit honorer ses promesses.
A ce jour, il est important d’avoir à l’esprit que le calcul des pensions pour les fonctionnaires se base sur les rémunérations indiciaires perçues pendant les 6 derniers mois. Le nouveau calcul prendrait en compte l’ensemble des rémunérations (salaires, indemnités et primes) sur la totalité de la carrière. Seulement, sans cette revalorisation, la réforme entraînerait de facto une diminution du montant de la retraite de l’ordre de 30% pour les personnels du fait du peu d’indemnités que nous percevons.

Le problème a clairement été identifié par le gouvernement qui a annoncé très tôt qu’il y avait la nécessité d’une revalorisation pour éviter l’impact négatif de cette réforme. Comme nous l’évoquions récemment, un courrier officiel du ministre de l’Éducation Nationale prenait l’engagement d’inscrire cette revalorisation dans la future loi sur les retraites. Mais faute d’éléments concrets, depuis maintenant des mois, nous avons décidé d’appeler à la grève ce 5 décembre. L’enjeu est de taille et notre mobilisation conditionnera le rapport de force dans les négociations à venir.

 

Tout autre sujet maintenant, cette semaine avait lieu le Conseil d’administration de l’AEFE. A cette occasion, nous avons rappelé notre attachement à l’opérateur public, et nous nous félicitons du rôle qu’il tiendra dans le plan de développement de l’enseignement français à l’étranger. Cette confiance accordée à l’AEFE et la volonté de pérenniser son budget, revu partiellement à la hausse (+25 millions) ne peuvent qu’être saluées.

Pour autant, l’essentiel de ces crĂ©dits servira au dĂ©veloppement du rĂ©seau et ne rĂ©glera en aucun cas  le dĂ©ficit structurel de l’Agence. Et malheureusement, la prĂ©sentation du budget 2020 ne vient que renforcer notre inquiĂ©tude, d’autant que la suppression de 512 postes dans la pĂ©riode 2018-2020 n’a permis que des Ă©conomies limitĂ©es. Nous continuons ainsi de craindre que le financement de l’opĂ©rateur public pose Ă  nouveau problème dans un avenir proche.

De la même manière, nous pensons également que le développement du réseau peut être une bonne chose aux seules conditions qu’il se fasse prioritairement dans des zones géographiques où notre offre en matière d’éducation est inexistante ou insuffisante, et qu’il respecte les valeurs de notre système éducatif. Or, nous constatons surtout, mais pas seulement, des ouvertures de nouveaux établissements homologués dans des pays (Maghreb notamment) où l’offre est déjà très développée et qu’elles se traduisent par une concurrence souvent biaisée. Au-delà de cette concurrence, c’est la tendance à la détérioration des conditions de travail des personnels en poste, mais aussi un abandon des politiques de coopération éducative que nous dénonçons. Et nous ne parlons même pas de cette volonté de recourir à la contractualisation des agents qui s’accompagne le plus souvent par un dénigrement du statut de fonctionnaire.

Comme nous l’avons déjà indiqué à de nombreuses occasions, nous appelons de nos vœux l’ouverture d’un dialogue permanent sur ces sujets. Nous sommes prêts à prendre toute notre part dans de futures concertations, dans lesquelles nous devrons être considérés et traités en vrais partenaires, responsables et dignes d’être écoutés.

 

 

Djamel Souiah

 
 
 
 
 
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