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Edito du 1 septembre 2019
Article publié le dimanche 1er septembre 2019.
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  Bonjour Ă  toutes et Ă  tous,

Avant toute chose, toute l’équipe du SE-Unsa Hors de France se joint à moi pour vous souhaiter une bonne rentrée, ou une bonne reprise pour nos collègues du rythme sud.

Je profite aussi de l’occasion pour vous faire part des changements dans notre équipe avec l’arrivée de deux nouvelles collègues, Audrey et Gwenaëlle. Je n’oublie pas non plus de souhaiter une bonne retraite à notre ancien secrétaire général, Patrice, auquel j’ai le plaisir de succéder.

Maintenant, rentrons tout de suite dans le vif du sujet et revenons sur les déclarations faites ce jeudi par le Ministre des Affaires Étrangères et de l’Europe, Monsieur Le Drian, lors la conférence des ambassadeurs et des ambassadrices.

Il ne fallait bien attendu pas s’attendre à des annonces fracassantes sur la réforme de l’enseignement français à l’étranger lors de ce discours de clôture. Aucun élément nouveau donc puisqu’il s’agissait simplement de présenter les dispositions importantes de cette fameuse réforme.

Il a, par consĂ©quent, insistĂ© sur la volontĂ© du gouvernement de poursuivre l’objectif « très ambitieux Â» de doubler les effectifs d’ici 2030, objectif irrĂ©alisable selon nous dans des conditions correctes. En effet, si cela doit passer par une simplification des procĂ©dures d’homologation, alors nous Ă©mettons de sĂ©rieux doutes quant au maintien de la qualitĂ© et de l’excellence de notre rĂ©seau. Nous ne voulons pas d’une homologation au rabais qui ne viendrait que servir une ambition de dĂ©veloppement dĂ©mesurĂ©e et surtout non conforme Ă  la rĂ©alitĂ© du terrain.

Nous redoutons également l’explosion du nombre d’écoles partenaires qui obtiendraient plus facilement l’homologation et qui ne verraient dans notre modèle éducatif qu’un marché très lucratif. Nous ne disons bien évidemment pas que ce sera le cas de toutes ces écoles mais nous pouvons d’ores et déjà nous inquiéter de cette mesure concernant les homologations.

Le Ministre a Ă©galement dĂ©clarĂ© que 1000 enseignants dĂ©tachĂ©s supplĂ©mentaires intĂ©greraient le rĂ©seau. Ă€ première vue, nous devrions saluer cette proposition, or nous ne pouvons pas nous en satisfaire pour plusieurs raisons. Rappelons dans un premier temps que ce ne sont pas moins de 500 postes qui ont Ă©tĂ© supprimĂ©s ces trois dernières annĂ©es. Ensuite, nous sommes naturellement favorables Ă  une augmentation du nombre d’enseignants dĂ©tachĂ©s mais nous rappelons ici que nous souhaitons qu’une prioritĂ© soit donnĂ©e Ă  l’opĂ©rateur public pour le recrutement de ces mĂŞmes enseignants. Et pour en revenir au doublement des effectifs d’ici 2030, nous ne voyons pas comment une augmentation de 100 % des Ă©lèves pourraient se faire avec une augmentation du nombre de titulaires de seulement 10 %.

Enfin, la dernière annonce concerne l’augmentation du budget de 25 millions de l’AEFE. Nous devrions nous réjouir, une fois de plus, de cette information. Oui mais voilà le compte n’y est pas. En réalité cette augmentation ne compense même pas la baisse sévère (près de 33 millions) du budget de l’AEFE en 2017. Alors oui pour réaffirmer le rôle central de l’Agence mais avec une augmentation qui soit à la hauteur de ses ambitions, or elle n’est même pas au niveau de ce qu’elle était il y a peu. Reste à savoir, aussi, si cette hausse budgétaire sera valable uniquement pour l’exercice 2020 ou non.

Ainsi, ces premières annonces ne font que confirmer ce que nous savions déjà au travers des concertations qui ont lieu ces derniers mois. À ce jour, nous considérons qu’elles sont très en-deçà des ambitions affichées. Nous attendons donc avec impatience les éléments concrets de cette réforme qui devraient être rendus publics mi-septembre.

Vous pouvez compter sur nous pour continuer à défendre ce réseau qui a toujours donné satisfaction et dont le rôle et l’influence ne sont plus à prouver.

 

Djamel Souiah

 
 
 
 
 
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