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Masters en alternance : moitié économies, moitié embrouilles
Article publié le mardi 24 mai 2011.
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Les Ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche viennent d’annoncer la mise en place de masters en alternance pour les étudiants se destinant aux métiers de l’enseignement.

 

Pour le SE-Unsa, le dispositif présenté n’est qu’une pâle copie des masters de ce type déjà proposés par l’Université dans d’autres domaines. La part du stage représentera au plus un cinquième de la formation.
Une alternance digne de ce nom recouvrirait une tout autre réalité. Elle impliquerait que l’étudiant passe près de la moitié de son année en stage. Elle demanderait également un accompagnement du stagiaire pendant sa mise en situation. Ce sera loin d’être le cas et les étudiants se retrouveront projetés sur le terrain.

 

Encore une fois, la tentative d’habillage ne saurait masquer l’approche budgétaire de la mesure. En effet, ce dispositif permettra aux Recteurs de faire coup double. En premier lieu, ils pourront pallier la pénurie chronique de remplaçants. Dans le même temps, cerise sur le gâteau, ils réaliseront de substantielles économies puisque les étudiants coûteront entre 10 et 50% de moins qu’un contractuel ou un remplaçant en titre.

 

Le SE-Unsa dénonce ce nouvel artifice laissant accroire que des améliorations sont apportées à la désastreuse réforme de la formation. La suicidaire logique budgétaire poursuit son œuvre. Après les contractuels et les vacataires, voici désormais les étudiants confirmant que la précarisation se poursuit dans le second degré et fait son entrée à l’école primaire.

 

Le SE-Unsa continue de revendiquer une remise à plat du dispositif, positionnant les concours en fin de M1, introduisant des modules de préprofessionnalisation dès la licence et instaurant un système d’aides permettant de préserver la mixité sociale parmi les futurs enseignants. 
 

 

Paris, le 24 mai 2011

 

Christian CHEVALIER
Secrétaire Général

 
 
 
 
ALC