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Décrocheurs : un constat ne fait pas une politique
Article publié le vendredi 13 mai 2011.
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Luc Chatel vient d’annoncer qu’entre juin 2010 et mars 2011, 254.000 jeunes de plus de 16 ans ont été déscolarisés. Il précise que parmi eux, 180.000 sont « perdus de vue », disparus des radars sociaux, scolaires ou associatifs, livrés aux aléas d’une vie adolescente souvent sans repères.

 

Au regard de ces chiffres accablants, sauf à s’en accommoder, deux questions méritent de trouver sans tarder une réponse : Comment prendre en charge ces jeunes en déshérence scolaire et les accompagner vers une formation permettant l’insertion ? Comment, en amont, éviter ce gâchis dans le cadre de la scolarité obligatoire ?

 

Le ministre s’est contenté de répondre à la première question en dressant le constat d’une augmentation de 3600 places offertes dans les écoles de la deuxième chance. Bilan dérisoire au regard de l’ampleur du phénomène. Mais comment pourrait-il en être autrement lorsque l’Education n’est plus la priorité et que la machine à détruire les emplois fonctionne à plein régime ?

 

S‘il est bien sûr nécessaire de tout mettre en œuvre pour ramener ces décrocheurs vers un parcours de formation, pour le SE-Unsa c’est durant la scolarité obligatoire que tout doit être organisé pour prévenir ce phénomène. Repérer, remédier et accompagner chaque élève dans la maitrise du socle commun de connaissances et de compétences, pourrait permettre de sortir de cette ornière indigne. Mais pour le SE-UNSA, cela implique une détermination politique assortie de moyens ambitieux que l’entêtement budgétaire condamne. 
 

 

Paris, le 12 mai 2011

 

Christian CHEVALIER
Secrétaire Général

 
 
 
 
 
PsyEN