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Les assises de l’éducation prioritaire
Article publié le lundi 4 novembre 2013.
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LES ASSISES DE L’EDUCATION PRIORITAIRE


Le ministère a organisé au mois d’octobre les assises académiques de l’éducation prioritaire. Elles ont fait suite au groupe de travail mené avec les syndicats en 2013. Les orientations ministérielles seront prises début 2014 et les mesures seront mises en œuvre à partir de la rentrée 2014.
Un rapport de diagnostic a été publié et les objectifs de ces assises ainsi que les thèmes à aborder ont été définis par le MEN.
Dans notre département, une demi-journée de concertation a été organisée dans plusieurs collèges avec les professeurs des écoles du réseau.
Il s’agissait de :
 Â·         faire partager le diagnostic établi, le commenter, le compléter en fonction de la diversité des situations académiques et des remontées de terrain élaborées lors d'une demi-journée de concertation organisée dans les réseaux ;
·         étudier les conditions de faisabilité des leviers d'efficacité identifiés dans ce diagnostic, recueillir les réflexions et suggestions.
Les acteurs ont ainsi été invités à travailler à partir des six thématiques suivantes :
·         les pratiques pédagogiques et éducatives ;
·         l'accompagnement et la formation des personnels ;
·         les modalités du travail en équipe, en réseau, en partenariat ;
·         le pilotage et l'évaluation ;
·         l'allocation des moyens ;
·         la carte de l'éducation prioritaire.
Cependant, la préparation des Assises de l’Education Prioritaire a fait naître des inquiétudes importantes dans les Réseaux de Réussite Scolaire (RRS), surtout ceux qui ne sont pas implantés dans les quartiers identifiés « politique de la ville Â». Les RRS ont disparu des discours ministériels depuis qu’ils ne dépendent plus que de la politique académique, la politique nationale se recentrant sur les seuls RAR, puis ECLAIR.
Nous regrettons que certains collègues n’aient pas saisi cette opportunité pour s’exprimer et être force de proposition par crainte de cautionner une éventuelle perte de moyens. De là à imaginer leur disparition pure et simple dans un contexte où on parle constamment de recentrage des moyens, il n’y a qu’un pas que le SE-Unsa refuse de franchir.
 La refonte de l’éducation prioritaire ne peut pas se limiter à une redistribution d’une enveloppe qui serait maintenue à l’identique. Les « moins défavorisés Â» paieraient alors pour les « plus défavorisés Â», ceux qui quitteraient l’éducation prioritaire perdant leurs (quelques) moyens supplémentaires au profit de  ceux qui y resteraient. Un abondement de l’enveloppe est pour nous indispensable si la politique d’éducation prioritaire veut vraiment faire une différence.
En même temps, force est de constater que certains RRS présentent des publics plus en difficulté que certains ECLAIR. Il est donc important de retravailler la labellisation à partir de critères partagés et transparents. Les dotations doivent être modulées en fonction du degré de difficulté en évitant les effets de seuil, toujours injustes. Enfin, le SE-Unsa demande qu’il n’y ait aucune sortie brutale du dispositif : des mesures de transition doivent être mises en Å“uvre, le cas échéant, sur plusieurs années.
En résumé, le SE-Unsa défendra pour l’éducation prioritaire une géographie resserrée, une inscription dans le territoire, un travail en réseaux, une reconnaissance des nouvelles professionnalités et un pilotage soutenu.
 

LES REVENDICATIONS DU SE-UNSA 93 LORS D‘UNE AUDIENCE AVEC LE CABINET DU MINISTRE :
1.  Améliorer les conditions de travail en faisant bouger les curseurs suivants :
Nombre d’élèves par classe
Augmentation du ratio nombre d’enseignants/nombre de classes
1 maitre supplémentaire par école en ZEP
Augmentation des postes en RASED : départs en stage et  pourvoir les postes vacants.

2.  Permettre des allègements de service en ZEP :
Allègement de service devant ou hors temps élèves.
Des animations pédagogiques sur le temps de classe.
Une semaine par an de formation continue pour une même équipe pédagogique sur site sur le temps de travail.

3. Créer des avantages financiers pour les enseignants travaillant dans les ZEP
Revalorisation de l’ASA.
Une indemnité de sujétion géographique (ISG)sur le modèle de celle en Guyaneà condition de  s’engager pour une durée entre 6 et 10 ans d’exercice dans le département. Si la durée de l’engagement n’est pas respectée, le remboursement devrait être exigé.
Ou l’attribution d’une bonification indiciairesuffisamment conséquente  au-delà d’une durée de 6 ans d’exercice dans le département
    
4.  Prise en compte des difficultés d’exercice en abondant la durée d’assurancedans le calcul des pensions au prorata des années d’exercice dans les secteurs ZEP, ZUS, ECLAIR.
Bonification retraiteà partir de 15 ans en Seine Saint Denis en ZEP.
   

 
 
 
 
ALC