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Ecole de la réussite
Article publié le jeudi 27 septembre 2012.
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Pour une École de la réussite :

4 piliers pour ancrer la Refondation

 

 

Faire de notre École celle de la réussite de toutes et tous, telle est la volonté de l’UNSA Éducation et ses syndicats.

 

Cette refondation de l’École doit s’inscrire dans la durée. La loi et ses textes d’application doivent acter, dès aujourd’hui les perspectives de changement même si certaines d’entre elles ne seront mises en œuvre que de manière progressive ou décalée.

La place des enfants et des jeunes doit être centrale. Leur épanouissement et leur émancipation sont au cœur de nos ambitions.

Pour nous, la réussite de ces objectifs passe par des incontournables. Ils doivent être les piliers sur lesquels se construit la refondation.

 

1/ Un engagement de réussite dans une architecture renforcée

  • La scolaritĂ© obligatoire est construite sur un socle commun de connaissances et de compĂ©tences rĂ©novĂ©. Celui-ci est un engagement de rĂ©ussite pour tous. Il est un contrat passĂ© entre la Nation et les jeunes.
  • Le prolongement de la scolaritĂ© se rĂ©alise dans des parcours adaptĂ©s et modulaires articulant bac -3/bac +3. S’il est concevable de prendre en compte l’actuelle mise en Ĺ“uvre de la rĂ©forme du lycĂ©e, il est indispensable que la loi en fixe les principes et l’inscrive dans un calendrier cohĂ©rent avec la mise en Ĺ“uvre du socle commun rĂ©novĂ©.
  • Dans ce processus de rĂ©ussite qui nĂ©cessite de rendre l’élève acteur de sa scolaritĂ©, l’orientation doit devenir une dĂ©marche positive et ĂŞtre moins prĂ©coce (classe de 2nde). Elle doit faire l’objet d’une formation et d’un accompagnement.

 

2/ Des personnels formés, agissant en équipe, garant des continuités éducatives

  • la mise en Ĺ“uvre d’une formation professionnelle initiale et continue pour l’ensemble des personnels Ă©ducatifs avec des modules de formation commune communs. Cela implique pour les enseignants une reconstruction avec une cohĂ©rence entre missions, formations et concours de recrutement.
  • le renforcement de la dimension Ă©ducative des missions des personnels et du travail en Ă©quipe
  • la continuitĂ© de l’accompagnement des Ă©lèves par les personnels enseignants mais aussi mĂ©dicosociaux avec la crĂ©ation d’un corps de psychologues de l’Education nationale (1er - 2nd degrĂ©s et universitĂ©) afin d’éviter les ruptures particulièrement entre structures (Ă©cole/collège ; collège/lycĂ©e ; lycĂ©e/ enseignement supĂ©rieur)

 

3/ Les EPLE et réseaux du socle (écoles et collèges), des espaces de changement inscrits dans leur territoire

  • La construction de la carte scolaire est un levier qui doit permettre une mixitĂ© des publics scolaires et favoriser la disparition des zonages discriminants. Si l’École n’est pas responsable des clivages sociaux, Ă©conomiques et culturels des territoires, elle se doit de ne pas les renforcer, mais, au contraire, permettre les mĂ©langes, les diversitĂ©s dans les classes, les Ă©coles, les Ă©tablissements.
  • Des marges d’autonomie pour les Ă©tablissements et les Ă©coles sont indispensables afin d’adapter dans un cadre national leurs projets Ă  leurs spĂ©cificitĂ©s.
  • Les structures scolaires doivent davantage s’ouvrir sur leur environnement, inscrivant les projets d’école et d’établissement dans des projets Ă©ducatifs de territoire impliquant l’ensemble des acteurs Ă©ducatifs (diffĂ©rents services de l’État, collectivitĂ©s territoriales, associations…) au cĹ“ur desquels la question de l’articulation des temps Ă©ducatifs doit ĂŞtre prise en compte
  • Cette complĂ©mentaritĂ© Ă©ducative entre les diffĂ©rents acteurs implique la responsabilitĂ© de plusieurs dĂ©cideurs (l’État, les collectivitĂ©s territoriales…). Sa cohĂ©rence nĂ©cessite :
    • que l’État assure –comme il le fait pour le temps scolaire- un accompagnement pĂ©dagogique du hors scolaire. Les personnels techniques et pĂ©dagogiques en Ă©ducation populaire et en APS doivent ĂŞtre en charge de cette mission ;
    • que des conventions tripartites soient Ă©tablies entre les EPLE, l’État et les collectivitĂ©s territoriales.

 

 

4/ Une éducation pour s’émanciper et vivre ensemble

  • La valorisation des rĂ©ussites de tous les enfants et des jeunes, au-delĂ  du disciplinaire s’appuie l’acquisition des compĂ©tences. Ce dĂ©passement des seules disciplines tend Ă  favoriser, chaque fois que possible, les dimensions inter, pluri et transdisciplinaires. L’apport du numĂ©rique peut –entre autres- accompagner cette approche dĂ©cloisonnĂ©e.
  • Une Ă©ducation citoyenne passe par une implication plus grande et plus autonome des enfants et des jeunes dans leurs dĂ©marches d’apprentissages et de construction. La dĂ©marche de projets, le recours Ă  une pĂ©dagogie active, coopĂ©rative, la prise en compte des aspects artistiques et culturels, de l’éducation Ă  la santĂ©, Ă  l’environnement, aux mĂ©dias l’accès aux modes d’expression et de crĂ©ation sont autant de vecteurs du dĂ©veloppement de cette dimension citoyenne
  • Parce qu’elle est un lieu de vie et d’apprentissage au vivre ensemble, l’École doit ĂŞtre une Ă©cole inclusive. La diffĂ©rence doit ĂŞtre une chance, la rĂ©ussite de tous un dĂ©fi collectif.

 

 

La mise en œuvre de la refondation nécessite un suivi, aussi nous demandons qu’un rendez-vous annuel de la réforme ait lieu (par exemple dans le cadre du CSE) afin de permettre de faire le point sur son avancée, d’évoquer les obstacles rencontrés, les perspectives de mise en œuvre.

 
 
 
 
ALC