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L’enseignement des langues vivantes
Article publié le vendredi 10 février 2012.
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Langues vivantes : nouveau prétexte pour saper le statut des enseignants
    
Des nombreuses propositions du rapport du Comité Stratégique des Langues qui traitent aussi bien de la formation initiale et continue des enseignants, de la continuité pédagogique et de la pluralité linguistique, le ministre met en exergue deux points :
- D’une part, il annonce, sans plus de précisions dans sa mise en œuvre, la « globalisation » des horaires de langue au collège. La souplesse de cette approche servirait, sans débourser un euro, à assurer l’enseignement d’une deuxième langue vivante en sixième. Pour autant, les élèves ne bénéficieront pas de plus d’heures de langue au collège. C’est donc une mesure structurelle d’affichage qui est proposée…ignorant la complexité générée pour les emplois du temps et les rythmes scolaires des collégiens.
- D’autre part, le ministre profite de cette occasion pour annoncer une possible annualisation du temps de travail des enseignants de langues, ballon d’essai pour une généralisation à terme. Habile détour pour remettre en avant cette vieille lune qui consiste à pointer le statut des enseignants comme responsable des maux de notre système éducatif.
Pour le SE-Unsa, il est temps de sortir de la caricature et d’une vision idéologique du métier d’enseignant. L’atout majeur d’un statut est sa définition claire des missions et des obligations de services. En cela, il est protecteur des salariés. Pour autant, le métier d’enseignant est en mutation. Si sa définition doit être améliorée, cela ne peut relever ni du diktat, ni de la propagande électorale, mais d’une véritable politique contractuelle.
 
Paris, le 7 février 2012
Christian CHEVALIER
Secrétaire Général
 

 
 
 
 
ALC