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SE-UNSA 78


 Par SE-UNSA 78
 Le  dimanche 21 octobre 2012

Rythmes : propositions inacceptables !

 

Lors des concertations-marathons avec les syndicats de ce début de semaine, le ministre a été contraint par le SE-Unsa d'éclaircir sa conception des futurs rythmes scolaires dans le 1er degré.

Le SE-Unsa, par la voix de son secrétaire général Christian Chevalier, s’est clairement opposé au projet ministériel assourdissant qui projette :

  • 5h de cours par jour,
  • 3h le mercredi,
  • une demi-heure d’aide aux devoirs chaque soir pour l’ensemble de la classe

Soit un total de 25h hebdomadaires devant le groupe classe (contre 24h actuellement).

Où se situe l’amélioration qualitative de la journée des élèves ? A l’évidence, celle-ci n’est ni vraiment « refondue » ni allégée !
De quoi laisser un goût plus qu’amer aux enseignants, qui osaient presque espérer une valorisation de leur profession ! Erreur ! Le tout est prévu d’ailleurs sans augmentation salariale bien entendu ! Au final, les enseignants se retrouvent à nouveau les «dindons de la farce» ! Ou comment bien démotiver les troupes !

La perte de salaire des collègues du premier degré serait loin d'être négligeable avec entre autres :

  • des frais de déplacements supplémentaires (36 mercredis annuels travaillés)
  • des frais de garde pour les enfants d'enseignants désormais nécessaires le mercredi (toute la journée, car l'après midi sera certainement consacré aux animations et conférences pédagogiques...)
  • qu’en serait-il donc des enseignants qui effectuaient les études surveillées rémunérées (certes peu, mais seul moyen dans le 1er degré d'effectuer des heures supplémentaires) ?

"L'aide aux devoirs" programmée par le Ministre en groupe classe complet, « très efficace » en effet pour les élèves !!! Et en maternelle, à quoi faut-il que les collègues s’attendent ?

Après le caporalisme, place à la dévalorisation !

Devant la fermeté des propos du SE-Unsa, les autres syndicats se sont ralliés à notre opposition.

De telles propositions gouvernementales montrent une nouvelle fois que le 1er degré fait partie d’un paysage bien méconnu.