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SE-UNSA 78


 Par SE-UNSA 78
 Le  vendredi 29 mai 2009

Opération « Sécurité.com »

 

Nicolas Sarkozy a détaillé le 28 mai les mesures censées régler le problème de la sécurité dans les établissements scolaires.

Pour le SE-UNSA, surfer sur l’émotion, ignorer les représentants des enseignants et des personnels d’éducation, et produire dans la précipitation un arsenal uniquement répressif ne règleront pas le problème légitime de la sécurité des biens et des personnes.

Le SE-UNSA dénonce, à quelques jours d’une échéance électorale, une opération de communication aussi démagogique que contre-productive.

Recruter quelques « volontaires » chargés de la sécurité aux abords des établissements ne résoudra pas les phénomènes de violence. Ne court-on pas le risque, de surcroît, que ces « brigadiers » se transforment en pompiers pyromanes ?

En s’entêtant à supprimer des milliers d’emplois à l’Education Nationale, le gouvernement prive l’Ecole d’autant d’adultes chargés de la surveillance et de la prévention au quotidien.

A travers ces mesures prises en réponse à quelques cas certes dramatiques mais isolés, les enfants et les jeunes sont présentés à l’opinion publique comme un danger et une menace.

En cette année de célébration des 20 ans de la convention internationale des droits de l’enfant, le gouvernement en octroie généreusement deux nouveaux : le droit d’être suspecté a priori et celui d’être fouillé.

Le SE-UNSA réaffirme que la jeunesse est notre avenir et qu’il faut lui faire confiance. Cette course à l’échalote sécuritaire et cette instrumentalisation de l’Ecole doivent cesser.

Pour le SE-UNSA, c’est d’un débat serein dont notre société a besoin. Il doit s’engager pour garantir aux élèves comme aux personnels de l’éducation le droit de pouvoir travailler en toute tranquillité. Pour cela, le gouvernement doit opter pour une autre méthode que celle des opérations « Sécurité.com ».

 >> Lire la réaction du SE-UNSA aux annonces "Darcos"