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SE-UNSA 78


 Par SE-UNSA 78
 Le  mercredi 8 mai 2019

Grève du 09 mai

 

Pour dire non au projet de loi de transformation de la fonction publique, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA appellent toutes et tous les agent-e-s de la Fonction publique à se mettre en grève et à manifester le jeudi 9 mai prochain.

 

 

Rassemblement à partir de 13h30 (départ à 14h) place Denfert-Rochereau (arrivée place Vauban) dans Paris

 

L’Unsa appelle à la grève et à la manifestation pour dénoncer la politique d’affaiblissement des services publics sur laquelle le gouvernement s’arc-boute alors que l’ensemble des organisations syndicales rejette le projet de loi sur la Fonction publique.
 
Ce projet de loi vide de son sens le paritarisme et acte la disparition des compétences des commissions paritaires à partir de 2020. Dès l’année scolaire prochaine, les représentants du personnel ne pourront donc plus vérifier les barèmes et les faire rectifier en cas d’erreur lors des opérations de mobilité géographique. Dès 2021, les opérations de promotion subiront le même sort. Les CAP ne traiteront plus que des recours et des procédures disciplinaires.

Le traitement individuel des agents ne se fera plus en toute transparence, comme c’était le cas jusqu’à présent. Les représentants des personnels ne pourront plus vérifier l’équité du traitement dû à chaque agent. Le recours ne pourra se faire que par des procédures individuelles, contentieuses, hiérarchiques puis administratives. Ces procédures sont lourdes, longues, complexes et donc dissuasives.

Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail seront transformés et réduits à une simple commission alors que le repérage et la prévention des dangers encourus dans l’exercice du métier, la limitation des risques professionnels et l’analyse des causes d’accidents de travail participent directement à la qualité de vie des personnels des établissements et agents.

 

Le projet de loi prévoit le recours au contrat sur des emplois permanents. Pour le SE-Unsa, c’est la ligne rouge qu’il ne faut pas dépasser.

Que le recours au contrat serve d’ajustement, c’est inévitable afin de pouvoir s’adapter et répondre à la nécessité notamment d’avoir un enseignant devant chaque élève. Cependant, généraliser ce type de recrutement aura des effets sur l’efficience du Service public d’éducation. En effet, les métiers d’enseignant, de conseiller principal d’éducation, de psychologue, sont des métiers qui nécessitent de se projeter sur un temps long.
Contractualiser à outrance, sans formation et sans visibilité sur son avenir pour l’agent, comme c’est le cas aujourd’hui, fragilisera le Service public d’éducation avec de trop nombreux personnels qui se sentiront insécurisés.

Au regard de la « durée de vie » d’un ministre dans son ministère, c’est peut-être bien cela le problème : la projection sur le long terme. Et pourtant, l’éducation a besoin de temps !

Le gouvernement fait le choix d’affaiblir la Fonction publique ? Opposons-lui la force de notre collectif !
Le 9 mai, soyons déterminé·e·s pour le Service public d’éducation et ses personnels.